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AttaqueAttentat à Paris : Les gardes à vue des parents de l’assaillant levées
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Attentat à Paris : Les gardes à vue des parents de l’assaillant levées

AttaqueRetrouvez toutes les informations relatives à l’attaque au couteau et au marteau à Paris
Quelques heures après l'attaque terroriste à  Paris entre le quai de Grenelle et le pont Bir Hakeim.
Quelques heures après l'attaque terroriste à Paris entre le quai de Grenelle et le pont Bir Hakeim. - CARON/ZEPPELIN/SIPA / SIPA
Frédéric BrenonDiane Regny

F.B., D.R.

L’ESSENTIEL

  • Un touriste allemand est décédé peu après 21 heures dans l’ouest de Paris sous les coups d’un assaillant armé d’un couteau et d’un marteau et connu des autorités françaises comme un islamiste radical. L’attaque a été qualifiée de « terroriste » par Emmanuel Macron.
  • Selon une source policière, le suspect est Armand Rajabpour-Miyandoab, un Français né en 1997 à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine. Il serait suivi pour des troubles psychiatriques importants, « même troubles neurologiques », a détaillé Gérald Darmanin. Selon le récit du ministre de l’Intérieur, l’assaillant était samedi soir « manifestement prêt à tuer d’autres personnes ». Il aurait prononcé « Allah Akbar » à plusieurs reprises.
  • L’assaillant a été interpellé puis placé en garde à vue. Le Parquet national antiterroriste a indiqué se saisir, ouvrant une enquête pour assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

A VOIR

A LIRE


20h55

C’est la fin de ce live, merci de l’avoir suivi avec nous

18h33

Les gardes à vue des parents de l’assaillant levées

Les gardes à vue des deux parents de l’assaillant au couteau de la tour Eiffel ont été levées lundi en fin d’après-midi sans poursuite à ce stade, a indiqué le Parquet national antiterroriste. Ils « sont très attachés à la France », avait expliqué lundi en milieu de journée une source proche de l’enquête à l’AFP.

« Il reste donc deux gardes à vue en cours », celles de l’auteur de l’attaque, Armand Rajabpour-Miyandoab, et d’une personne de son entourage, d’après le ministère public. Cette connaissance est « une femme qu’il a vue la veille », d’après la source proche de l’enquête, selon qui elle est connue des services de renseignement, a été interpellée en Seine-Saint-Denis et avait des velléités de départ sur zone de conflit.

18h27

L’auteur « assume » et semble avoir « agi seul »

L’auteur de l’attaque mortelle au couteau samedi près de la tour Eiffel « assume et revendique totalement son geste » lors de sa garde à vue toujours en cours lundi, et « tout laisse à penser » qu’il a « agi seul », selon une source proche de l’enquête.

Armand Rajabpour-Miyandoab, Franco-Iranien de 26 ans, dit avoir agi en « réaction à la persécution des musulmans dans le monde ». Il apparaît « très froid », « clinique » et « désincarné », a ajouté cette source.

18h19

Le débat sur l’extension de la rétention de sûreté aux crimes terroristes rouvert

L’attentat au couteau a rouvert le débat sur l’extension de la rétention de sûreté, mesure exceptionnelle de surveillance qui s’applique, à la fin d’une peine, à des détenus condamnés pour certains crimes graves, s’il y a un risque élevé de récidive. Les condamnés pour actes terroristes ne sont pas concernés.

Plusieurs personnalités de l’opposition, dont le président du Rassemblement national Jordan Bardella et l’ex-directeur général de la police nationale et vice-président LR d’Île-de-France Frédéric Péchenard, réclament qu’elle soit étendue aux auteurs d’attaques terroristes dont ils considèrent le suivi trop faible.

17h56

A Puteaux, l’assaillant de Bir-Hakeim vu comme un « petit d’ici qui a vrillé »

Sur le parvis de la résidence de Puteaux où Armand Rajabpour-Miyandoab a grandi, on aperçoit la tour Eiffel, près de laquelle le djihadiste est passé à l’acte samedi soir. « C’est un petit qui a grandi ici, qui a vrillé », lâche un « grand du quartier ». Cet homme de 32 ans, qui se fait surnommer « Panthère » et a requis l’anonymat, se souvient d’un enfant du quartier « discret », quand on l’interroge lundi sur le Franco-Iranien de 26 ans.

« Il a "blagué" tout le monde, les gens ne s’attendaient pas [à ces actes] », commente encore « Panthère », en référence à sa déradicalisation supposée après un premier passage en prison pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme. « Il est ressorti de prison pendant la période Covid, on l’a vu de loin dans la salle de sport où on s’entraînait mais on n’a jamais eu de conversation avec lui », renchérit un autre jeune homme brun de 21 ans, lunettes sur le nez.

Lui et ses amis n’ont « jamais eu de soupçons » concernant l’assaillant, mais « après ce qu’on a appris [sur sa condamnation en 2018 pour terrorisme], avec qui il était en discussion sur Internet, ce qu’il pouvait préparer, il n’y avait plus de discussion possible ». Les deux jeunes hommes expriment leur « tristesse » et l’assurent : « Ici, on vit très bien entre toutes les religions ».

17h44

Le conflit Israël – Hamas, « un facteur aggravant de la menace terroriste »

L’attentat au couteau survenu samedi soir à Paris vient étayer les craintes des services de renseignement sur un risque d’importation en France de la guerre Israël - Hamas, qu’ils considèrent comme un « facteur aggravant de la menace terroriste » pesant sur le pays. Après l’attaque du Hamas le 7 octobre contre Israël et les bombardements en riposte par l’armée israélienne sur la bande de Gaza, « on a craint un risque d’importation du conflit en France », confie une source sécuritaire.

Mais « les troubles à l’ordre public ont été moins importants » que redoutés par les services de police, ajoute-t-elle. La semaine dernière, si la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) notait que le conflit était « un facteur aggravant de la menace terroriste », elle relevait que les deux attentats de la rentrée, celui de Bruxelles (attaque à l’arme de guerre de supporteurs suédois, 2 morts) et celui d’Arras (Pas-de-Calais) qui a coûté la vie à un enseignant n’étaient « pas une résultante directe de ce qu’il se passe en Israël ».

Dans les deux cas, il était fait mention du groupe djihadiste Etat islamique mais pas spécifiquement au conflit Israël – Hamas, contrairement à l’attaque qui a coûté la vie à un touriste samedi soir près de la Tour Eiffel.

17h30

« Un individu responsable de ses actes » ?

«Sous le couvert de ce déséquilibre, on a quand même un individu responsable de ses actes », estime Bruno Bartocetti, secrétaire national du syndicat Unité SGP Police, sur Europe 1. « Il est très concentré dans ce qu’il fait, il a anticipé, il ne se trompe pas d’action et il sait pourquoi il le fait », assure-t-il.

L’éventuelle irresponsabilité pénale d’Armand Rajabpour-Miyandoab (ou son altération) sera toutefois déterminée par des expertises psychiatriques ordonnées par le juge d’instruction dans le cadre de la procédure.

17h14

Un « lieu symbolique » pour l’assaillant

D’après nos confrères du Figaro, qui citent une source proche de l’enquête, l’assaillant a choisi le pont de Bir-Hakeim car c’était un « lieu symbolique » pour lui et qu’il « n’a pas supporté » que la Tour Eiffel « soit allumée aux couleurs d’Israël ».

16h45

La présidente de l’Assemblée nationale adresse ses « condoléances »

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a adressé ses « condoléances » après l’attaque, depuis Bonn en Allemagne.

16h28

Trois autres gardes à vue toujours en cours

Trois autres gardes à vue étaient toujours en cours lundi midi. Outre des membres de sa famille, une femme, déjà connue des services de renseignement, a été interpellée à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). L’assaillant l’a « vue la veille » de son passage à l’acte, selon la source proche de l’enquête. Les enquêteurs vont maintenant s’attacher à déterminer l’éventuel rôle qu’elle aurait pu jouer dans l’attaque.

16h13

Des politiques qui se « dédouanent » grâce à la psychiatrie ?

«C’est un peu fort de café », abonde Michel Triantafyllou, président du syndicat des psychiatres d’exercice public (SPEP). « Associer les troubles psychiatriques à la commission d’actes terroristes est pour le moins hasardeux, pour ne pas dire démagogique ». Pour Jean-Pierre Salvarelli, vice-président du syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH), « la surexposition psychiatrique sert aux politiques à se dédouaner de leurs responsabilités » face aux maux de la société.

« Qu’est-ce qui a prévalu (chez l’assaillant) : l’idéologie djihadiste ou la pathologie mentale, qui a aussi pu être redéclenchée ou aggravée à la lueur des événements au Moyen-Orient ? », s’interroge Alain Mercuel, coordinateur des équipes mobiles psychiatrie et précarité d’Ile-de-France et psychiatre à l’Hôpital Sainte-Anne. L’arrêt du neuroleptique a peut-être « favorisé le passage à l’acte car l’individu a pu décompenser », mais une personne « peut passer à l’acte malgré un traitement bien pris », relève Alexandre Baratta, qui exerce en unité de soins intensifs psychiatriques à Sarreguemines.

Dans son unité, « trois patients souffrent de maladies mentales graves, présentent une grande perméabilité à l’islamisme radical, ne passeraient pas forcément à l’acte mais peuvent être instrumentalisés » car leur pathologie les rend « vulnérables » et « plus violents », explique-t-il. En cas de « signes d’alerte », le médecin peut prévenir le juge d’application des peines.

16h02

Des psychiatres s’émeuvent des accusations de « ratage »

Face aux accusations de « ratage » dans le suivi psychiatrique de l’auteur de l’attaque de Paris, des psychiatres s’émeuvent d’une mise en cause « à chaud » dans une affaire mêlant djihadisme et pathologie et dénoncent « une attaque grossière contre une profession déjà maltraitée ».

Gérald Darmanin a mis en avant lundi un « ratage psychiatrique » dans le suivi du jeune islamiste radical ayant perpétré l’attentat mortel au couteau près de la tour Eiffel samedi soir à Paris, ajoutant que « les médecins ont considéré à plusieurs reprises qu’il allait mieux ».

« La communauté psychiatrique commence à s’émouvoir des propos du ministre de l’Intérieur. Parler d’un raté de la psychiatrie, c’est une attaque assez grossière contre notre profession, déjà maltraitée », déclare à l’AFP Bernard Granger, professeur de psychiatrie à l’université Paris-Cité. Il déplore « une réaction à chaud où l’on cherche des responsables », et pointe « les incertitudes toujours très grandes sur les passages à l’acte ».

15h42

Rachida Dati veut armer les policiers municipaux de Paris

«Il est urgent qu’Anne Hidalgo accepte que les policiers municipaux soient armés », a tonné Rachida Dati, principale opposante à la Mairie de Paris, estimant sur X (anciennement Twitter) que l’inverse est « irresponsable et met en danger Paris et les Parisiens ». L’ancienne ministre de la Justice a aussi encouragé le déploiement de plus de vidéosurveillance.

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15h24

« On aura probablement d’autres » attentats, selon l’ancien patron de la police

«On aura, malheureusement, probablement d’autres » attentats en France, a prédit l’ancien directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, interrogé sur LCI ce lundi. « Tous ces terroristes endogènes sont connus des services de renseignement et c’est une bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle, c’est que l’on n’arrive pas toujours à prévoir le passage à l’acte », a-t-il analysé.

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15h05

La cérémonie d’ouverture sur la Seine pose à nouveau question

L’attentat commis samedi près de la Tour Eiffel relance les interrogations sur la sécurisation de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris sur la Seine, un événement que les autorités n’envisagent pas de déplacer, insistant sur les mesures de sécurité qui seront mises en place. Faire défiler les délégations étrangères sur la Seine entre le pont d’Austerlitz et le pont d’Iéna pour ouvrir les Jeux, sous les yeux de chefs d’Etat rassemblés près du Trocadéro et de centaines de milliers de spectateurs : le défi en matière de sécurité paraît énorme depuis le début.

Le passage de la France en « urgence attentat » après l’assassinat d’un professeur à Arras avait déjà fait ressurgir en octobre les questions sur cet événement, d’un type jamais organisé en France, et qui « met en tension » tous les services de police, de gendarmerie, et même l’armée. L’attaque au couteau qui a coûté la vie à un touriste allemand a eu lieu samedi à proximité de la Tour Eiffel, un futur site olympique (beach-volley, stade Champ-de-Mars), et sur le trajet de la cérémonie d’ouverture du 26 juillet.

Fin octobre, l’ancien judoka et ex-ministre des Sports David Douillet avait déjà émis des réserves : « Si la veille, les voyants sont rouge cramoisi quant aux risques d’attentat, il faudra un plan B pour la cérémonie d’ouverture », avait-il dit à La Tribune Dimanche. L’ex-patron de la police judiciaire, élu LR de la région Ile-de-France, Frédéric Péchenard, a enfoncé le clou ce week-end en assénant lui aussi qu’un plan B devait être envisagé.

14h49

En juillet 2019, il prétendait entendre « la voix des djihadistes du Bataclan »

«J’entends la voix de toutes les personnes écrouées pour terrorisme. J’entends même la voix des djihadistes du Bataclan me demandant de passer à l’acte. Je suis perdu et je ne sais plus qui je suis », aurait lancé Armand Rajabpour-Miyandoab à un surveillant en juillet 2019, lors de sa détention pour un projet d’attaque du quartier La Défense, près de Paris, selon BFMTV.

14h32

Comment s’est radicalisé Armand Rajabpour-Miyandoab ?

«Issu d’une famille sans aucun engagement religieux », Armand Rajabpour-Miyandoab s’est converti à l’islam à 18 ans et a « très rapidement » versé dans « l’idéologie djihadiste ». Il avait été condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme, après un projet d’action violente à La Défense, quartier des affaires à l’ouest de Paris, en 2016.

Il était sorti en mars 2020 de prison. L’assaillant avait « noué des liens avec des individus ancrés dans l’idéologie djihadiste » tel « l’un des futurs auteurs » de l’assassinat du père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), selon le procureur antiterroriste Jean-François Ricard.

14h15

Marteau, couteau et « ceinture d’explosifs » imaginaire

Le touriste germano-philippin de 23 ans a reçu « deux coups de marteau et quatre coups de couteau » et l’assaillant a crié plusieurs fois « Allah akbar », déclarant être « muni d’une ceinture d’explosifs », a précisé le procureur antiterroriste Jean-François Ricard.

Il s’en est aussi pris, avec un marteau, à deux sexagénaires, l’un français, l’autre britannique, légèrement blessés, avant d’être maîtrisé par les forces de l’ordre et placé en garde à vue dans les locaux de la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle de Paris.

13h29

5.200 personnes connues pour radicalisation en France

Environ 5.200 personnes sont connues pour radicalisation en France, dont 1.600 personnes particulièrement surveillées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), selon une source au sein du renseignement, qui précise que 20 % de ces 5.000 personnes ont des troubles psychiatriques.

13h18

Un acte « préparé »

L’acte a « potentiellement été préparé depuis plusieurs semaines », analyse une source proche du dossier. Les enquêteurs cherchent à déterminer quand les armes de l’agression ont été achetées.

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