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réactions« C’était facile de parler avec Gérard Collomb », racontent les Lyonnais

Mort de Gérard Collomb : « C’était facile de parler avec lui », racontent les Lyonnais

réactionsNous avons demandé quels souvenirs avez-vous gardé du maire de Lyon, décédé samedi soir
Gérard Collomb sera inhumé mercredi
Gérard Collomb sera inhumé mercredi - BONY/SIPA / SIPA
Caroline Girardon

Caroline Girardon

L'essentiel

  • Gérard Collomb, décédé samedi soir, sera inhumé mercredi en la cathédrale Saint-Jean de Lyon.
  • Nous vous avons demandé quels souvenirs vous avez gardés de lui en tant que maire de Lyon.
  • Beaucoup d’entre vous évoquent un homme « disert », « avenant » et « visionnaire » qui a bien su gérer sa ville.

Il aura mis « vingt ans pour la conquérir » et « vingt ans pour la transformer ». Soit quarante années de sa vie consacrées à Lyon, sa ville de toujours. Gérard Collomb est décédé samedi à l’âge de 76 ans. Alors que ses obsèques seront célébrées mercredi matin en la cathédrale Saint-Jean, nous vous avons demandé quels souvenirs avez-vous gardés de lui.

« Il a été un grand Monsieur, souligne d’emblée Gilberte. Il a su bien gérer sa ville, il était à l’écoute de tout le monde. » Un homme « humain avec le cœur sur la main », résume-t-elle avant d’ajouter que depuis le changement de municipalité, « Lyon n’est plus Lyon ».

« La ville est sortie de sa torpeur »

Bernard, lui, révèle avoir rencontré Gérard Collomb dans les années 1980. « J’étais au PS avec lui dans la minorité. Il était déjà quelqu’un de simple, quelqu’un qui voulait bouger les lignes et ouvert », se souvient-il avant d’évoquer un épisode plus marquant : « Je l’ai revu dans les années 2010. Il avait tenu à souhaiter les 100 ans de ma mère, sa voisine d’en face. Chapeau ! Il était toujours, avenant, simple courtois, et c’était facile de parler avec lui. »

Des traits de caractère que souligne également l’un de ses voisins, résidant dans la même rue que Gérard Collomb, au cœur du quartier du Point-du-Jour (5e arrondissement). « Je le saluais toujours par "Bonjour Monsieur le maire", même s’il avait perdu son mandat », raconte-t-il, gardant lui aussi l’image d'« un homme simple ».

« Gérard Collomb aurait pu être surnommé le tatou »

Gérard raconte avoir fait connaissance de l’élu à l’école Champvert (5e arrondissement de Lyon), où leurs enfants se côtoyaient. « Il était très avenant et disert, même s’il avait déjà du mal à ne pas faire campagne », plaisante-t-il. Puis, les années ont passé. « Nous nous sommes retrouvés pour amorcer les premières actions de soutien à Emmanuel Macron. La boucle était bouclée. Bruno Bonnel, dès les années 1980, m’avait vanté les qualités d’adaptation du tatou. Gérard Colomb aurait pu être surnommé le tatou car il en avait tous les tenants », raconte-t-il.

Jean, qui a « grandi sous Louis Pradel, Francisque Collomb, Michel Noir et Raymond Barre », admet qu’il « votait au centre droit ». « Je voyais ce petit moustachu qui n’arrivait pas à se faire une place dans le paysage politique lyonnais. Et un jour, la droite lyonnaise s’est entredéchirée. Ce jour-là, j’ai voté pour Gérard et ne l’ai pas regretté », confie-t-il. Et d’ajouter : « La ville s’est sortie de sa torpeur et s’est ouverte. On a vu des chantiers fleurir partout mais surtout on a vu quelqu’un qui aimait la ville… et le pouvoir aussi. »

L’homme confesse lui en avoir « voulu » lorsque Gérard Collomb a « retourné sa veste » en soutenant « la droite contre les Verts », lors des dernières élections municipales. « Et puis j’ai assisté aux actions de la nouvelle municipalité et j’ai compris qu’il n’avait pas soutenu la droite mais une vision de Lyon plus proche de la sienne que celle proposée par les écologistes », appuie-t-il.

« Grand visionnaire »

Si Alain garde « le souvenir d’un homme intelligent, cultivé », il tient à souligner sans détour d’autres aspects de sa personnalité. « Colérique, égocentrique, comme beaucoup de politiques, et rancunier ». énumère-t-il, tandis qu’Angélique évoque sa « tristesse ».

« Qu’on soit de son camp politique ou pas, il a fait énormément pour la ville de Lyon. Il était innovant. C’était un grand visionnaire », estime-t-elle, citant au passage l’aménagement des berges du Rhône comme réalisation phare de ses mandats. Et de conclure : « Il a rénové le 7e arrondissement, fait détruire de vieilles usines pour construire des logements. Aujourd’hui, c’est un quartier dynamique et sympa. »


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