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disciplineUne enseignante jette un stylo vers un élève, les parents portent plainte

Tarn : Une enseignante lance un stylo vers un élève, les parents portent plainte

disciplineLes écoles de Graulhet (Tarn) sont perturbées ce mardi. Des enseignants sont en grève en soutien à une collègue convoquée par sa hiérarchie pour avoir jeté un stylo sur un élève, dont les parents ont porté plainte
Des pots à crayons dans une classe élémentaire. Illustration.
Des pots à crayons dans une classe élémentaire. Illustration. - FRED SCHEIBER  / 20 Minutes
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Un chahut, un « geste maladroit » et une enseignante au piquet. Les écoles de Graulhet, une ville tarnaise de 13.000 habitants, sont perturbées ce mardi par une grève des professeurs qui entendent soutenir leur collègue inquiétée depuis que début octobre, elle a choisi une méthode trop démonstrative pour réprimander un élève.

Tout a commencé quand ses élèves se sont mis à se lancer des gommes à travers la classe. Elle a haussé le ton et tous les enfants se sont calmés. « Sauf un », raconte Thomas Verdier, le cosecrétaire départemental du syndicat FSU. « Il a rétorqué : "Je n’ai pas jeté, j’ai donné." Elle lui a alors montré, geste à l’appui : "Donner, c’est comme ça, jeter, c’est comme ça", et le stylo a rebondi sur la table et atterri sur les lunettes de l’enfant », selon le récit du syndicaliste, qui déplore que l’événement ait « pris des proportions trop importantes ».

« Un geste sans aucune agressivité »

Car si l’enfant n’a pas été blessé, ses parents ont porté plainte contre l’enseignante de l’école Victor-Hugo. « Elle a été convoquée à la gendarmerie, avec prise d’empreinte et d’ADN, puis par l’inspectrice académique avec un entretien à charge. Elle était choquée, elle a craqué et fait un malaise en sortant de l’entretien », relate Thomas Verdier, qui l’accompagnait lors de l’entretien, la semaine passée.

Pour la professeure, c’était « un geste maladroit, sans aucune agressivité », « se retrouver dans une telle situation pour un fait anodin, c’est allé trop loin », estime le représentant syndical. Il rappelle que cette mobilisation intervient dans un contexte de « ras-le-bol » des enseignants, avec son lot de démissions et le nombre insuffisant de candidats au concours. « C’est un métier de plus en plus difficile à exercer, dit-il, et on attend de notre hiérarchie qu’elle ne nous mette pas davantage la tête sous l’eau », a-t-il ajouté.

La direction des services de l’Education nationale du Tarn a précisé à l’AFP qu' « aucune sanction n’a été prononcée contre la professeure. Seul un rappel au cadre a été posé lors de l’entretien, l’incitant à infléchir son attitude vis-à-vis des élèves et des parents d’élèves ».

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