Apéros Facebook: «On défend l'initiative citoyenne»

SOCIETE Jean-Louis Roumégas, conseiller municipal Europe Ecologie à Montpellier, défend le droit à ces apéros...

Propos recueillis par Oriane Raffin

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Apéro de Nantes le 12 mai 2010.
Apéro de Nantes le 12 mai 2010. — Stephane Mahe / Reuters

Pourquoi défendez-vous les apéros Facebook?
On ne soutient pas ces apéros, mais on défend l’initiative citoyenne, le droit au rassemblement. Ces apéros sont comme des fêtes de quartier, populaires et conviviales. Dans le sud, on connaît bien cela, avec les ferias.

>> Lire l'avis de Gilles Alayrac, qui réclamait l'interdiction de l'apéro parisien

Les initiatives citoyennes ont le droit de cité. Le fait que ce soit organisé via Facebook ou autre chose, ça n’a pas de sens, ce n’est qu’un moyen de communication, un média. C’est un phénomène nouveau, qui va s’amplifier. Il ne faut en aucun cas les interdire, car ça irait à contre-courant du mouvement de la société.

Que faut-il faire alors?

A Montpellier, on a proposé que la mairie apporte des réponses, comme elle le fait pour des tas d’initiatives beaucoup moins importantes.

L’ébriété est déjà encadrée par la loi, donc il n’y a pas à traiter de manière spéciale ces apéros parce qu’ils passent par Facebook. Les condamner, ce serait entrer dans une société de prohibition.