Apéros Facebook: «Si la convivialité passe par la saoulerie, c’est préoccupant»

SOCIETE Gilles Alayrac, conseiller de Paris (PRG) est pour l'interdiction de ces apéros, qu'il a réclamée pour le rassemblement prévu sur le Champ de mars dimanche...

Propos recueillis par Oriane Raffin

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Jusqu'à 9.000 personnes ont participé le 12 mai à l'apéro géant à Nantes.
Jusqu'à 9.000 personnes ont participé le 12 mai à l'apéro géant à Nantes. — Reuters

Pourquoi vous opposez-vous aux apéros Facebook?
Le prétexte de se rassembler n’est pas critiquable, c’est de la convivialité. Mais que le moyen soit l’alcool, ça me paraît préoccupant. Je ne voudrais pas que des dizaines d’années de campagne contre l’alcoolisme soient ruinées. Et si la convivialité passe par la saoulerie, c’est préoccupant pour une certaine jeunesse.

>> Lire l'avis de Jean-Louis Roumégas, qui défend ces apéros 

Ensuite, on sait désormais que dans les manifestations avec des jeunes, il y a du racket. Certains parents disent hésiter à laisser leurs enfants aller à des évènements, car c’est l’occasion pour des délinquants de dérober les plus jeunes et les plus faibles.

Enfin, on a entendu les maires de villes où se sont tenus des apéros Facebook faire le bilan des dégâts. Il n’est pas normal que ces sommes soient ensuite payées par les contribuables. Je souhaiterais que ceux qui participent aux apéros Facebook en prennent conscience. On ne peut pas s’orienter vers une société où il n’y a que des droits mais pas de devoirs.

La solution proposée par Brice Hortefeux vous paraît-elle bonne?
Pour moi, le ministère de l’Intérieur ne fait pas assez. Ce qui me semble important ce n’est pas tant l’interdiction que de trouver une solution pour désinciter les organisateurs. L’interdiction est une solution radicale mais qui a le mérite d’ouvrir le débat, et qui fait que ce qui se rendent à l’apéro du Champ de Mars s’y rendront à leurs risques et périls.