Puy-de-Dôme : Arracher la tête d’animaux morts à mains nues, une tradition que l’association One Voice veut stopper

Coutume L’association One Voice a lancé une pétition afin de mettre un terme à cette tradition « problématique »

20 Minutes avec agence
La pétition de One Voice a rassemblé plus de 7.000 signatures ce vendredi. (illustration)
La pétition de One Voice a rassemblé plus de 7.000 signatures ce vendredi. (illustration) — Alexas_Fotos / Pixabay

Une tradition auvergnate fait polémique après la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux par l’association One Voice. Lors de la fête patronale de Saint-Bonnet-près-Riom (Puy-de-Dôme), dimanche dernier, des personnes ont participé à l’arrachage du « cou de l’oie », rapporte La Montagne jeudi.

Le maire menacé

Cette tradition est considérée comme un rite de passage. Les participants doivent monter sur un cheval et tenter d’arracher des têtes d’animaux morts suspendus à une corde. Pour les membres de One Voice, cette tradition se base sur des « sévices post mortem [commis sur] des animaux ». Ils ont donc lancé une pétition afin d’interdire la tradition. Elle a recueilli plus de 7.000 signatures ce vendredi.

Les conseillers régionaux du groupe Les Écologistes ont également été choqués. Ils ont pris la décision d’adresser une lettre au préfet pour partager leur ressentiment au sujet de cette coutume. De leur côté, les partisans de l’arrachage du « cou de l’oie » aimeraient conserver cette tradition. Le maire de la commune, Denis Rougeyron, s’est étonné des récentes et nombreuses réactions alors qu’il s’agit d’une très ancienne pratique. Il déplore également les lettres et les messages de menaces qu’il a reçus.