Aubry, Estrosi, Payan… Un collectif d’élus réclame un « plan » contre le trafic de drogue

action Une cinquantaine d’élus en appellent à l’Etat pour résoudre ce « fléau »

20 Minutes avec AFP
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A Marseille, plus de 40 homicides liés au trafic de drogue ont été relevés depuis le début de l'année.
A Marseille, plus de 40 homicides liés au trafic de drogue ont été relevés depuis le début de l'année. — Frederic MUNSCH/SIPA

Ils montent au créneau pour rappeler de l’urgence à agir sur un tel sujet. Un collectif d’une cinquantaine d’élus, dont Martine Aubry (PS), Christian Estrosi (Horizons) et Benoît Payan (DVG), appelle à « un plan national et européen » contre le trafic de drogue, dans une tribune publiée jeudi dans Le Monde.

« Il n’y a pas un mois au cours duquel l’actualité n’est pas rythmée par des faits divers sur fond de trafic de stupéfiants », ont souligné les élus, réunis au sein de l’association France urbaine. « Ce fléau n’est plus spécifique à certaines grandes villes », ont-ils écrit, indiquant que « plus de soixante-dix victimes liées au trafic de drogue ont déjà été recensées par le ministère de l’Intérieur depuis début 2023 ».

Cinq mesures pour s’attaquer au trafic

Les élus proposent cinq mesures pour lutter contre le trafic de stupéfiants, pour des « plans nationaux et locaux (…) plus concrets et plus efficaces ». Ils appellent ainsi à « lancer un véritable plan national et européen », « généraliser les enquêtes sur le patrimoine et s’attaquer pleinement au portefeuille des trafiquants », mais aussi à « accompagner davantage les collectivités et généraliser les expérimentations ».

Le collectif demande aussi plus de moyens et souhaite « territorialiser davantage les moyens de la justice en fonction de la pression démographique et du nombre de délits constatés ». Ils lancent enfin un appel à « une politique de santé publique pérenne » qui ferait « chuter la demande ». « On ne doit pas choisir entre prévention, éducation et fermeté », ont-ils indiqué.

« Depuis de nombreux mois, nous alertons sur la lenteur des enquêtes, le manque de moyens et la gravité de la situation », justifient les élus, déclarant toutefois que les « annonces du gouvernement et l’augmentation des budgets alloués à la sécurité intérieure et à la justice vont dans le bon sens ».