Les gendarmes de la Sarthe courent toujours après le voleur d'une cagnotte scolaire

ENQUETE Fouille des élèves, prise d'empreintes digitales... Le vol de 250 euros a mobilisé des moyens importants...

C. F. (avec agence)

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Qui a volé la cagnotte de la tombola? Enseignants et élèves de l'école de Saint-Jean d'Assé, une commune d'un millier d'habitants située à une quinzaine de kilomètres au nord du Mans, l'ignorent toujours. Pourtant, les moyens mobilisés pour l'enquête ont été importants au regard de la somme dérobée dans la classe des 26 élèves de CM2: 250 euros.
 
Le jour du vol, le vendredi 7 mai au matin, le corps enseignant a effectué une palpation (sans fouille complète) des élèves et fouillé «leurs cartables et casiers», sur les conseils de la gendarmerie. Sans résultat.
 

«Une empreinte d'adulte»

 Les gendarmes sont venus le lundi suivant sans préavis dire aux enfants qu'une plainte avait été déposée et serait retirée «si la somme complète était rapportée avant la fin de la semaine». Ils ont prévenu qu'à défaut, ils prendraient les empreintes digitales des élèves dès le lundi 17 mai.
 
Finalement, une semaine plus tard, une «empreinte exploitable», relevée sur la boîte qui contenait la somme, s'est révélée être «une empreinte d'adulte», selon le colonel Pascal Julien, qui dirige le groupement de gendarmerie de la Sarthe. Lors d'une réunion consacrée à l'affaire lundi soir entre parents, enseignants et gendarmes, les enseignants ont aussitôt proposé que soient prélevées leurs empreintes. Ce qui a été fait. Or, celles-ci ne correspondaient pas à celle relevée sur la boîte de la cagnotte.
 
L'empreinte va donc être envoyée au fichier national des empreintes digitales, rien que ça, dans l'espoir de résoudre l'énigme du vol, a précisé le colonel Julien. Et ce dernier d'ajouter: «Ce qui rend l'affaire complexe, c'est d'avoir affaire à des enfants. On a essayé de limiter le traumatisme (...) L'école est un milieu qui devrait être sanctuarisé».