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VIOLENCEUn suspect sera jugé après l’agression d’un maire près de La Rochelle

Charente-Maritime : Un suspect sera jugé en septembre après l’agression d’un maire

VIOLENCELe maire de L’Houmeau, Jean-Luc Algay, avait été agressé par un ou plusieurs membres d’un groupe de gens du voyage samedi dernier, en voulant les empêcher de s’installer sur le terrain de football municipal
Echarpe de maire, illustration
Echarpe de maire, illustration - Hamilton/Sipa / Sipa
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Un suspect après l’agression du maire de L’Houmeau, commune de l’agglomération de La Rochelle (Charente-Maritime), sera jugé le 18 septembre pour violences aggravées, a-t-on appris vendredi auprès du parquet. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

Les circonstances aggravantes sont l’emploi d’une arme par destination (une voiture) et la qualité de maire de la victime, a précisé la substitut du procureur de La Rochelle, Soraya Ahras.

« Projeté contre une voiture »

L’homme, né en 1989 et membre de la communauté des gens du voyage, était en garde à vue depuis jeudi. Il présente déjà un casier judiciaire, notamment pour des faits de violences, mais anciens, a ajouté la substitut du procureur de La Rochelle.

Lundi, le maire de L’Houmeau, Jean-Luc Algay, avait confié avoir été agressé par un ou plusieurs membres d’un groupe de gens du voyage samedi en début d’après-midi, en voulant les empêcher de s’installer sur le terrain de football municipal de cette commune d’environ 3.000 habitants.

Après leur avoir conseillé de se rendre à l’aire de grand passage de l’agglomération de La Rochelle, « ce qu’ils ont refusé », « un gaillard de trente ans - j’en ai soixante - m’a ceinturé au visage puis au torse et j’ai commencé à recevoir des coups avant d’être projeté contre une voiture », avait-il témoigné. « J’en ai eu le souffle coupé et je suis tombé au sol. Là, ils m’ont filmé en disant "le maire est par terre" comme si j’étais une proie », a ajouté l’édile. Blessé aux côtes, Jean-Luc Algay s’était vu prescrire une interruption temporaire de travail (ITT) de douze jours, finalement ramenée à six jours, a-t-on appris vendredi.

Renforcer la protection des élus

Un plan de cinq millions d’euros pour renforcer la protection des élus a été présenté le mois dernier quelques jours après l’attaque à la voiture-bélier du domicile du maire de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), lors des émeutes urbaines.

Les premières mesures de ce plan avaient déjà été annoncées peu après l’incendie volontaire du domicile du maire de Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique), qui a depuis démissionné.

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