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sévéritéPlus de 1.300 jugements et 95 % de condamnations après les émeutes urbaines

Emeutes après la mort de Nahel : Près de 1.300 jugements prononcés, 95 % de condamnations

sévéritéPour le moment, 600 personnes ont déjà été incarcérées
Des émeutes urbaines ont embrasé plusieurs banlieues françaises des jours après la mort de Nahel, un adolescent tué par un policier lors d'un refus d'obtempérer.
Des émeutes urbaines ont embrasé plusieurs banlieues françaises des jours après la mort de Nahel, un adolescent tué par un policier lors d'un refus d'obtempérer. - Frederic MUNSCH/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

La main de la justice a été bien lourde. Après les émeutes urbaines en lien avec la mort de Nahel, 1.300 personnes ont été déférées au parquet, dont 905 ont fait l’objet d’une comparution immédiate, selon le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti. Au total, 1.278 jugements ont été prononcés, avec 95 % de condamnations, a détaillé le garde des Sceaux sur RTL. A l’issue de ces audiences, 1.056 personnes ont été condamnées à une peine d’emprisonnement, dont 742 à une peine ferme avec un quantum moyen de 8,2 mois. Pour l’instant, 600 personnes ont été incarcérées.

La mort de Nahel, 17 ans, tué à bout portant lors d’un contrôle routier à Nanterre, à l’ouest de Paris, a embrasé le pays, provoquant plusieurs nuits consécutives de violences, d’incendies de voitures, de saccages de bâtiments publics et de pillages. « L’autre volet était de rappeler aux jeunes que Snapchat ce n’est pas une planque, et qu’on peut "péter les comptes", c’est-à-dire, quand deux gamins s’appellent pour se donner rendez-vous et pour viser une cible, on peut les trouver », a déclaré le ministre. « Les condamnations sont intervenues. »

Quant aux procédures judiciaires réalisées contre les parents, « il y en aura », a répondu le ministre, « parce que ça mérite une expertise ». « Il ne s’agit pas de punir la maman qui travaille la nuit et qui élève seule son enfant, la systématisation ce n’est jamais bon, c’est du cas par cas », a affirmé Eric Dupond-Moretti.

En 2005, après trois semaines de révolte urbaine consécutives à la mort de deux adolescents à Clichy-sous-Bois, poursuivis par des policiers, 4.728 personnes avaient été interpellées et la justice avait prononcé plus de 400 condamnations à des peines de prison ferme.

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