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CriseDes craintes de TotalEnergies sur l’approvisionnement de gaz pour l’hiver

Gaz : Des incertitudes de TotalEnergies sur l’approvisionnement pour l’hiver prochain

CrisePatrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a prévenu que les importations nécessaires pour répondre à la demande auront un coût élevé pour les ménages
Patrick Pouyanne, PDG de TotalEnergies, craint en cas d'hiver froid d'un manque de gaz.
Patrick Pouyanne, PDG de TotalEnergies, craint en cas d'hiver froid d'un manque de gaz.  - Peter Kovalev/TASS/Sipa USA/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Des pénuries de gaz à l’hiver prochain ? Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, n’a pas totalement écarté cette possibilité samedi à Aix, soulignant la faiblesse des capacités de stockage européennes et le coût des importations.

« En matière gazière, oui, les stocks seront pleins » en octobre, a estimé le patron du groupe pétrolier lors d’une table ronde aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. « Mais si l’hiver est froid en Europe », a prévenu le PDG, les capacités de stockage du Vieux Continent ne suffiront pas pour répondre à la demande de gaz des consommateurs européens tout au long de la saison. Cela ne signifie pas nécessairement que les Européens manqueront de gaz, mais les importations nécessaires pour répondre à la demande auront un coût élevé, prévient Patrick Pouyanné.

« Les prix d’ami ne marchent pas dans un marché d’offre »

Les Européens, devenus très friands de gaz naturel liquéfié (GNL) américain depuis la coupure des approvisionnements russes, sont également dépendants du contexte politique aux Etats-Unis - la prochaine élection présidentielle est prévue fin 2024. « Si les républicains », actuellement dans l’opposition au président démocrate Joe Biden, « décident de cesser les exportations (de GNL), il y a un risque systémique », s’est inquiété Patrick Pouyanné.

Et, « les prix d’ami ne marchent pas dans un marché d’offre et de demande », a-t-il fait valoir.

Engie plutôt serein

Du côté d’Engie, le principal fournisseur de gaz naturel en France, la directrice générale Catherine MacGregor s’est dite « plutôt sereine » sur la sécurité d’approvisionnement l’hiver prochain en raison des efforts de sobriété réalisés et des nouvelles sources d’importation. « Mais on va quand même rester sur un système très volatil dans les années qui viennent », a-t-elle ajouté.

En ce qui concerne l’électricité - pour laquelle la France est moins dépendante de l’étranger grâce à ses 56 réacteurs nucléaires - le PDG d’EDF Luc Rémont a également affiché son optimisme à Aix, après un hiver 2022/23 durant lequel les autorités se préparaient à d’éventuelles coupures en raison du nombre record de réacteurs arrêtés pour réparations.



« La production remonte. A ce stade, nous sommes en mesure de dire que nous aborderons l’hiver prochain avec sérénité », a-t-il avancé. Autre motif de satisfaction, « on commence l’été avec des barrages pleins », ce qui devrait permettre de produire davantage d’hydroélectricité que l’an dernier, quand la sécheresse avait contraint la production hydroélectrique.

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