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FAKE OFFLes rues de Boulogne-Billancourt vont-elles porter le nom de rappeurs ?

Boulogne-Billancourt : Certaines rues vont-elles vraiment porter le nom de rappeurs ?

FAKE OFFIl s’agit en réalité d’une initiative temporaire réalisée à l’occasion de la sortie, le mercredi 3 mai, de « Boulogne, une école du rap français »
Des rues ont été nommées par les pseudo de rappeurs à Boulogne-Billancourt
Des rues ont été nommées par les pseudo de rappeurs à Boulogne-Billancourt  - Capture d'écran Twitter / Capture d'écran Twitter
Maïwenn Furic

Maïwenn Furic


La ville de Boulogne-Billancourt a décidé de mettre à l’honneur le rap ? C’est ce qu’affirment certains internautes ces derniers jours. Les habitants de la ville des Hauts-de-Seine et ceux qui s’y sont promenés ont pu remarquer que certaines rues avaient changé de nom. La fameuse place Marcel-Sembat affiche désormais le panneau Rue Booba. Désormais il existe également la rue Dany Dan, celle nommée Kohndo…


« Une superbe idée pour remettre les noms de rues au goût du jour », a souligné un internaute. « De quoi mettre en avant les artistes originaires de la ville et souvent oubliés », note un autre. Mais la mairie de la ville a-t-elle vraiment fait le choix de rendre hommage aux rappeurs boulonnais ? 20 Minutes vous explique.

FAKE OFF

Il ne s’agit pas d’une initiative de la mairie, et ce ne sont pas les noms officiels des rues. Vous ne pourrez donc pas (encore) vous donner rendez-vous dans la rue de « B2O ».



Il s’agit en réalité d’une installation artistique réalisée à l’occasion de la sortie, ce mercredi 3 mai, de « Boulogne, une école du rap français », un ouvrage de Nicolas Rogès qui paraît aux éditions JC Lattès. Ce livre-enquête retrace l’histoire du hip-hop à Boulogne-Billancourt, et l’influence de ses artistes.

« Boulbi » berceau du rap parisien

Si la première chose qui vient à l’esprit quand on parle de la ville n’est pas le rap, car elle ne s’est jamais revendiquée capitale du rap français à l’instar de Marseille, elle y a tout de même vu grandir de nombreux rappeurs.

Les lecteurs pourront découvrir près de 1.000 anecdotes au cœur des 350 pages de son enquête, passant de Booba à Salif qui portent un véritable attachement à « Boulbi ».

« L’idée, c’était de résumer l’esprit du livre sous une forme artistique », a indiqué Mahir Guven, à l’initiative des installations, auprès du Parisien. « Il ne s’agit pas de vandalisme mais de faire parler les murs, montrer l’influence qu’ont eue, sur le rap français, des tas d’artistes issus d’un territoire très restreint. »

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