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EXTRÉMISMETelegram exhorté de fermer des boucles de discussion d’extrême droite

Extrême droite : Gérald Darmanin demande à Telegram de fermer des boucles de discussion inquiétantes

EXTRÉMISMESelon La France insoumise, des attaques contre les musulmans auraient été évoquées sur ces groupes, voire planifiées
Le logo de la messagerie Telegram.
Le logo de la messagerie Telegram. - SOPA Images/SIPA / SIPA
20 Minutes avec agences

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Le ministre de l’Intérieur a demandé à Telegram de fermer les boucles de discussions utilisées par « FRDETER ». Le groupe d’extrême droite se sert, selon Gérald Darmanin, de la messagerie cryptée pour échanger des propos racistes et appels à la violence. « Un signalement, via la plateforme Pharos, a été adressé lundi à Telegram », a indiqué ce lundi l’entourage du ministre.

Gérald Darmanin aurait également demandé « aux services de travailler aux suites judiciaires à donner, en lien avec l’autorité judiciaire ». Ces groupes Telegram, sous surveillance depuis fin 2022, intègrent « plusieurs centaines de comptes », a détaillé une source policière. Parmi ses utilisateurs, « certains profils étaient déjà connus des services de renseignement ».

Des appels à des actions violentes

Dans un communiqué, La France insoumise (LFI) a estimé dans un communiqué que ces informations étaient « extrêmement inquiétantes ». « Des militants d’extrême droite semblent avoir utilisé ces boucles pour planifier au moins une attaque contre nos compatriotes musulmans lors de la rupture du jeûne du ramadan », affirme LFI dans son communiqué, évoquant des « appels au meurtre » et des actions violentes « ciblant des "arabes", des "noirs" et des élus de gauche ».


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L’existence de ces groupes de discussion a été révélée sur Twitter pendant le week-end par le compte Tajmaât, une « plateforme collaborative pour les Maghrébins ». Tajmaât a diffusé plusieurs captures d’écran des boucles de discussion, où les utilisateurs échangent des propos racistes et des appels à des actions violentes.

Selon une source policière, ces boucles ont « d’abord été constituées pour servir de plateformes d’échange d’idées identitaires » entre sympathisants de ces idéologies, par région. « C’est ensuite que des profils plus violents et extrémistes sont apparus sur ces boucles, suscitant d’ailleurs parfois la désapprobation d’anciens membres », précise cette source.

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