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EDUCATIONComment choisir ses spécialités de première et de terminale ?

Lycée : Comment choisir ses spécialités de première et de terminale ?

EDUCATIONCe choix dépend du projet d’orientation de l’élève, mais aussi de ses compétences dans le domaine et de son intérêt pour la matière
Il existe 13 spécialités, mais toutes ne sont pas accessibles dans chaque lycée. (Illustration)
Il existe 13 spécialités, mais toutes ne sont pas accessibles dans chaque lycée. (Illustration) - Canva / Canva
Delphine Bancaud

Delphine Bancaud

L'essentiel

  • Depuis 2019, la réforme du lycée impose aux élèves de seconde de choisir trois spécialités qu’ils suivront en classe de première. Lors de l’année de terminale, ils n’en suivront plus que deux.
  • Lors des conseils de classe du deuxième trimestre qui ont lieu en ce moment, les enseignants donnent un premier avis sur les vœux de spécialités des élèves de seconde.
  • L’occasion pour 20 Minutes de vous donner quelques conseils, avec l’aide d’enseignants très calés sur la question.

Difficile de savoir quelles études on veut faire quand on a 15 ans. Et pourtant, il faut en avoir déjà une vague idée ou au moins connaître ses domaines de prédilection. Car, à la fin de l’année dans les lycées généraux, chaque élève de seconde devra choisir trois spécialités pour la classe de première et son camarade de terminale devra en éliminer une pour n’en conserver que deux. Voilà quelques conseils pour faire des choix éclairés et ne pas avoir de regrets !

Quelles sont les différentes spécialités ?

Il existe treize spécialités : arts, histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP), humanités, littérature et philosophie (HLP),langues, littératures et cultures étrangères et régionales (LLCR), littérature, langues et cultures de l’Antiquité (LLCA), Mathématiques, Numérique et sciences informatiques (NSI), physique-chimie, Sciences de l’ingénieur, sciences de la vie et de la Terre (SVT), sciences économiques et sociales (SES), biologie-écologie (uniquement dans les lycées agricoles) et éducation physique, pratiques et cultures sportives (EPPCS). Mais attention ! « Il ne faut pas confondre options et spécialités. Les options sont choisies en plus, par exemple une troisième langue », précise Anne-Sophie Caveau, professeure de SVT, prof principale et membre du collectif Les bons profs, un site du soutien scolaire en ligne.

Peut-on choisir n’importe quelle spécialité ?

Théoriquement oui. Sauf que toutes les spécialités ne sont pas proposées dans chaque lycée, qui en a généralement neuf ou dix dans leur catalogue. Si un élève veut absolument s’inscrire dans un enseignement de spécialité qui n’est pas proposé dans son lycée de secteur, des solutions sont possibles : suivre l’enseignement dans un lycée proche qui aura passé une convention avec son lycée, ou demander à changer d’établissement. En outre, « certains lycées ont restreint les choix et l’on ne pourra pas faire n’importe quelle spécialité avec n’importe quelle autre », indique Anne-Sophie Caveau. Des triplettes peuvent être imposées comme : physique-chimie, mathématiques et NSI, par exemple. Une manière pour certains proviseurs de se simplifier un peu la tâche, car combiner des emplois du temps avec différentes spécialités pour les élèves d’une même classe est un vrai casse-tête. Mais hormis les contraintes dans ces lycées, on peut choisir des spécialités dans des domaines très différents.

Quelles sont les bonnes questions à se poser ?

Si l’élève a une idée précise des études qu’il aimerait faire, il peut se rendre sur la plateforme Parcoursup pour vérifier les attendus de la filière qu’il vise. Il aura une idée assez précise des matières dans lesquelles ses notes seront particulièrement observées au moment de l’examen de son dossier. Et donc des spécialités qu’il vaut mieux prendre. Si l’élève n’a pas du tout d’idée de ce qu’il veut faire plus tard, il peut déjà se renseigner sur les programmes pour voir ceux qu’ils trouvent intéressants. Car pour Anne-Sophie Caveau, il est important de « se demander si l’on va étudier avec plaisir chaque semaine une discipline. Car il y a aura beaucoup d’heures de cours pour chaque spécialité [quatre heures par semaine en première et six heures en terminale]. » Il faut aussi faire le point sur ses compétences dans tel ou tel domaine pour être sûr de ne pas se mettre en difficulté. Car le niveau des spécialités est élevé et il y a beaucoup de travail personnel à fournir.

Faut-il forcément choisir les maths pour ne pas se fermer des portes ?

« La spécialité maths est exigeante et difficile », prévient Bertrand Galliot, professeur de mathématiques, qui intervient sur Les Bons profs. D’où la nécessité d’avoir des bases solides en seconde et d’apprécier vraiment la discipline. Si l’on vise médecine ou une école d’ingénieurs, c’est indispensable. « Pour d’autres filières, on peut réussir sans prendre la spécialité maths. D’autant qu’à la rentrée prochaine, les maths reviennent dans le tronc commun (1h30). Par ailleurs, il y a des passerelles importantes dans le système éducatif français », rassure-t-il.

Est-il indispensable de suivre l’avis des profs ?

Les lycées demandent généralement aux élèves de seconde d’émettre quatre vœux provisoires au second trimestre, mais ils ne devront trancher qu’à la fin de l’année sur les trois vœux qu’ils retiennent. Au cours du conseil de classe du troisième trimestre, les enseignants donneront un avis favorable ou non aux choix de spécialités de l’élève. « Mais cela ne restera qu’un avis. Le choix définitif restera aux familles », précise Anne-Sophie Caveau. Mieux vaut quand même suivre ces avis « car les enseignants connaissent bien les difficultés des élèves », indique-t-elle.


Comment choisir les deux spécialités que l’on va garder en terminale ?

En terminale, les deux spécialités conservées seront évaluées lors des épreuves finales qui auront lieu fin mars. Les notes auront un coefficient 16 (ce qui représentera au final un tiers de la note du bac). Et elles comptent pour le dossier Parcoursup. Pour la spécialité abandonnée en terminale, ce seront les notes obtenues en contrôle continu l’année de première qui seront conservées et qui compteront pour le bac avec un coefficient 8. Bien sûr, c’est le choix d’orientation qui doit déterminer la spécialité à abandonner. Mais si l’élève est hésitant, il peut aussi opter pour un choix stratégique : éliminer la spécialité dans laquelle il a eu les meilleures notes en première, pour engranger des points au bac. Par ailleurs, le grand oral qui aura lieu en juin sera basé sur les deux spécialités conservées en terminale. Mieux vaut donc être passionné par elles !

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