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Maître sodaLes 7 commandements pour réduire sa conso d’alcool après le Dry January

Convaincus par le Dry January ? Les 7 commandements pour réduire l’alcool sur le long terme

Maître sodaAprès avoir relevé le défi pendant un mois, pourquoi ne pas poursuivre ?
De plus en plus de bars et enseignes proposent des boissons et cocktails sans alcool
De plus en plus de bars et enseignes proposent des boissons et cocktails sans alcool - Michael M. Santiago / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Romarik Le Dourneuf

Romarik Le Dourneuf

L'essentiel

  • Le Dry January séduit de plus en plus de Français, qui renoncent à l’alcool pendant le premier mois de l’année.
  • Les bénéfices d’une baisse de la consommation sont multiples : un meilleur sommeil, une meilleure santé, une meilleure humeur et… un portefeuille épargné.
  • Le Dry January, c’est fini ce mercredi. Mais pour ceux qui voudraient poursuivre leurs efforts, 20 Minutes vous donne, avec l’aide de l’addictologue et préventologue Stéphanie Ladel, les sept commandements à suivre.

C’est l’heure du bilan. Au début du mois de janvier, un tiers des Français pensaient à participer au « Dry January », ce défi consistant à ne pas boire d’alcool pendant 31 jours. Une manière de reposer son corps après les abus des fêtes pour certains, mais aussi de se tester et d’interroger son rapport à l’alcool pour d’autres.

Il y en a qui ont abandonné l’idée dès le(s) premier(s) jour(s), comme une vulgaire résolution. D’autres, plus motivés, ont réussi à aller au bout. De quoi donner des idées pour l’après ? Certains, sur les réseaux sociaux, veulent profiter de cet élan pour diminuer leur consommation le reste de l’année, voire arrêter totalement. Pour les aider, 20 Minutes vous donne les sept commandements à suivre, établis avec l’aide de Stéphanie Ladel, addictologue et préventologue.

L’alcool, tu ne ramèneras pas chez toi

Cela peut sembler évident, mais tomber sur une bouteille de vin dans la cuisine ou nez à nez avec une bière dans le réfrigérateur relève de l’incongruité lorsque l’on souhaite diminuer ou arrêter l’alcool. La simple présence d’un breuvage « interdit » peut rappeler son existence et réveiller une envie, surtout après le sentiment du travail accompli en janvier. Autant se faciliter la vie en s’épargnant les tentations, qui sont déjà en nombre suffisant à l’extérieur.

Anticiper les coups, tu sauras

Pour éviter de se laisser tenter par « un petit verre », mieux vaut anticiper. « C’est souvent quand vous n’avez rien de bon ou de prêt chez vous que vous commandez une pizza », résume Stéphanie Ladel. Elle conseille donc d’avoir toujours une « boisson plaisir » prête à portée de main, comme un cocktail sans alcool, un soft ou un jus. Même chose en déplacement chez des amis. A moins d’être sûr de trouver son bonheur sur place, il vaut mieux apporter sa boisson.

Les choses peuvent se compliquer lors de sorties en extérieur. Aussi, l’addictologue recommande de les préparer en amont : « Le mieux est de repérer les bars et restaurants et de convaincre ses amis d’aller dans des endroits où il y a du sans-alcool. Une soirée dans un bar à bières sera sans doute trop compliquée… »


En public, ne pas boire, tu assumeras

Pour Stéphanie Ladel, c’est « sans doute le point le plus important » dans la quête de sobriété. Beaucoup d’astuces existent pour ne pas boire d’alcool en public sans se faire repérer ni critiquer. Mais pour la spécialiste, rien ne vaut d’assumer son choix. « Cela permet dans un sens de faire face aux moqueries plus facilement, mais aussi de demander le soutien de son entourage. Ne serait-ce que par la non-proposition. »

De plus, cette décision engage l’image de la personne vis-à-vis des autres. Parce qu’elle voudra montrer qu’elle tient sa parole et assume ses choix, elle sera plus solide face à la tentation.

Dégriser les détracteurs, tu apprendras

« Tu ne sais pas t’amuser », « Allez un petit verre, ça ne va pas te tuer », « Ce n’est pas de l’alcool, c’est du vin »… Même la plus grande conviction n’empêchera pas les incitations plus ou moins lourdes pour briser votre détermination.

Des acolytes, tu trouveras

L’union fait la force. Et face à tous les obstacles qui se dressent dans votre résolution, l’aide d’un ou plusieurs compagnons de route peut s’avérer d’une grande aide. Que ce soit avec son ou sa partenaire, son meilleur ami ou même un collègue… se lancer à plusieurs facilite le défi. « Cela permet d’échanger, de débriefer, de se raconter les difficultés. L’idéal est même de se lancer par groupe d’amis, pour créer un environnement encore plus propice à l’éloignement de l’alcool. »

Pour contrer les tentatives, mieux vaut déployer une véritable stratégie. « Il faut s’imaginer sur place et se préparer aux remarques pour savoir comment réagir », suggère Stéphanie Ladel. Ainsi, deux ou trois réparties bien senties pourraient décourager les belligérants. L’une des plus redoutables reste de renvoyer les plus insistants à leur situation en leur demandant pourquoi ils ne peuvent pas s’amuser sans alcool. « Il est impératif de casser cette idée que l’alcool est festif ou culturel », insiste l’addictologue.

De te mettre trop de pression, tu éviteras

L’un des risques, lorsque l’on veut réduire ou arrêter sa consommation d’alcool, est de se mettre trop de pression, et de s’imposer des objectifs trop ambitieux. C’est le meilleur moyen de se dire qu’on n’y arrivera pas et de craquer : « Peu de personnes sont capables de s' "hyper autodiscipliner" ».

Aussi l’addictologue conseille de se fixer une limite dans le temps, tout en envisageant cette résolution de manière durable. Le but n’est pas seulement de « tenir » jusqu’à une date définie, mais aussi de s’habituer à une autre façon de consommer.

De la même manière, un écart n’est pas forcément à voir comme un échec, mais comme une marge de progression.

Aux avantages à en tirer, tu penseras

Un défi comme celui-ci est souvent perçu comme un sacerdoce. Or, c’est oublier que l’alcool est une molécule toxique qui s’attaque à notre corps. Aussi, réduire ou arrêter sa consommation comporte de nombreux avantages : un meilleur sommeil, une meilleure santé (prévention de cancers, de risques cardiovasculaires), une plus belle peau, une perte de poids et une meilleure sportivité.

De même, l’alcool est un puissant dépresseur. Si quelques verres désinhibent, sa consommation à long terme a un effet très néfaste sur l’humeur et sur l’estime de soi.

Et si ces arguments ne suffisent pas, « imaginez l’effet que cela a sur votre porte-monnaie ! », suggère Stéphanie Ladel. « Patience, toutefois », tempère l’addictologue,

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