Réforme des retraites : CGT Cheminots et SUD-Rail proposent une grève reconductible « dès la mi-février »

protestation Les deux syndicats veulent intensifier la mobilisation contre la réforme des retraites. Ils soumettent l’idée d’une grève reconductible en février

20 Minutes avec AFP
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Des manifestations dans les rues de Dijon protestent contre la réforme des retraites.
Des manifestations dans les rues de Dijon protestent contre la réforme des retraites. — Konrad K.

Ils veulent passer à la vitesse supérieure. La CGT Cheminots et SUD-Rail ont proposé ce mardi une grève reconductible « dès la mi-février » à la SNCF si le gouvernement ne retirait pas son projet de réforme des retraites, avec une première étape les 7 et 8 février.

Dans un tract commun, les organisations, respectivement premier et troisième syndicats à la SNCF et totalisant plus de 50 % des voix aux dernières élections professionnelles, ont appelé en premier lieu à « deux jours consécutifs de grève les 7 et 8 février » et exhorté « l’ensemble des autres secteurs » à s’y joindre, afin « d’élever le rapport de force ».

Les syndicats ont en outre appelé les cheminots à « agir massivement par la grève le 31 janvier », deuxième journée de mobilisation contre la réforme des retraites après celle, très suivie, du 19.

Une grève des cheminots durant les vacances scolaires ?

Ce jour-là, le trafic SNCF avait été très fortement perturbé, avec entre un train sur trois et un train sur cinq selon les lignes TGV. Le réseau régional avait quant à lui vu circuler seulement un train sur dix.

Dans leur tract, les deux organisations ont proposé aux cheminots de « se réunir en assemblées générales dès le 31 janvier et de mettre en débat l’intensification de l’action » avec ces deux jours de mobilisation des 7 et 8 février, puis, au cas où le gouvernement ne reculerait pas, d’envisager la grève reconductible par périodes de 24 heures dès la mi-février.

Les 7 et 8 février, les vacances d’hiver auront commencé dans une partie de la France, dont les académies de Bordeaux et Lyon. L’échéance de la « mi-février » correspondrait quant à elle à la semaine de début des congés pour les académies de la région parisienne, de Toulouse et Montpellier.