Vacances : Le joli succès de MyLittleTrip et ses voyages surprises sur abonnement

CONSO La start-up nantaise propose des séjours tout compris, dont la destination est gardée un temps secrète

Julie Urbach
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Illustration de vacanciers.
Illustration de vacanciers. — iStock / City Presse
  • La start-up nantaise MyLittleTrip propose un service de séjours en France et en Europe, hébergement et transport sur abonnement.
  • Lancée en 2020, elle a déjà séduit 900 abonnés avec ses voyages surprises, proposés en fonction des attentes et des goûts des clients.

Trouver un hébergement spacieux et bien situé, un vol direct et pas cher, des petits restos typiques et sympas… Si la perspective des vacances nous fait en général rêver, les organiser peut parfois être synonyme de prise de tête. Pour ceux qui ont envie de voyager sans tout préparer des semaines à l’avance, une start-up nantaise unique en son genre a la solution. Depuis un peu plus de deux ans, MyLittleTrip propose un service de séjours en France et en Europe sur abonnement.

Pour 59 euros mensuels (99 euros pour deux), un voyage surprise (trois jours et deux nuits, hébergement et transport inclus) est proposé tous les quatre mois environ, parmi quelque 70 destinations. Et le concept semble séduire. « Nous avons aujourd’hui 900 abonnés, indique Mikki Glancy, une Australienne passionnée de voyages qui a lancé le service seule en août 2020 et est aujourd’hui à la tête d’une équipe de dix salariés. Ce chiffre augmente tous les mois, c’est supérieur à nos attentes. »

Une carte postale un mois avant le départ

Pour attirer les clients, et bien se distinguer des voyages organisés, MyLittleTrip mise sur la personnalisation. Dates, moyen de transport privilégié, type de vacances souhaitées, destinations inédites,… Un questionnaire permet de cerner au mieux les attentes de l’abonné. « On a beaucoup de demandes pour des voyages avec de beaux paysages instagrammables que l’on retrouve par exemple à Naples, Capri ou Santorin, poursuit la fondatrice. Certains préfèrent les vacances « chill », d’autres veulent de la culture… Le questionnaire est remis à jour pour chaque voyage, les envies ne sont pas les mêmes selon les saisons. Pour Noël, les pays nordiques sont tendances. »



Un mois avant le départ, une carte postale est envoyée à chaque abonné pour l’informer du lieu de son prochain « trip », et lui fournir un guide de voyage regroupant informations pratiques, bons plans et conseils de visite. Plusieurs options peuvent à ce moment-là être souscrites, et notamment une ou deux nuits en plus.

« On se concentre sur le plaisir »

Laetitia, 34 ans, n’hésite pas, quant à elle, à ajouter des activités surprises. Pas plus tard que le mois dernier, cette mère célibataire et sa fille de 11 ans ont par exemple suivi un cours de cuisine de pizzas à Naples. Cet été, c’était une sortie en tuk tuk pour découvrir Porto. Début janvier, elles s’étaient envolées pour Ibiza. « Pour pouvoir voyager avec ma fille, j’avais besoin de me sentir encadrée, que tout soit bien organisé, pour se concentrer sur le plaisir, explique celle cliente. Je n’avais jamais pensé à Ibiza, réputé pour la fête, et finalement on a découvert une très belle île, avec un côté culturel que je ne soupçonnais pas. L’hôtel était merveilleux. » « En plus de leur éviter des heures de recherche, on les sort un peu des sentiers battus, abonde Mikki Glancy. En France, on a par exemple Mandelieu-la-Napoule, près de Cannes. Ce n’est pas une destination très connue, mais les gens en reviennent enchantés ! »

Côté tarif, MyLittleTrip (1 million d’euros de chiffre d’affaires) assure qu’au-delà d’un paiement mensualisé, le prix des voyages proposé est plus avantageux que s’il avait été réservé de toutes pièces. Après avoir vendu 2.300 séjours cette année, la start-up espère monter à 6.000. Pour ce faire, elle compte notamment se déployer partout en Europe et continuer d’élargir sa cible. « On avait au départ beaucoup de jeunes actifs de 20-25 ans, bien plus ouverts à bouger rapidement après le Covid, observe Mikki Glancy. On a désormais des familles, qui ne veulent plus avoir à encaisser les responsabilités de leurs choix, mais aussi des seniors, qui reçoivent en cadeau un voyage à l’unité et ensuite s’abonnent. » Des utilisateurs qui se préoccupent peu de leur empreinte carbone ? « On essaye d’éduquer petit à petit, plutôt que de culpabiliser, répond la fondatrice. Il y a deux ans, l’avion était choisi à 98 % comme mode de transport préféré. Aujourd’hui, le train représente 36 %. »