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Coup de filetUne filière de passeurs afghans démantelée en France

Migrants : Une filière de passeurs afghans entre la France et la Grande-Bretagne a été démantelée

Coup de filetD’après une source policière, quatre passeurs qui organisaient des traversées de la Manche ont été arrêtés
Des migrants tentent de démarrer un moteur hors-bord après être montés à bord d’un bateau de passeurs sur la plage de Gravelines, près de Dunkerque, dans le nord de la France, le 12 octobre 2022, pour tenter de traverser la Manche.
Des migrants tentent de démarrer un moteur hors-bord après être montés à bord d’un bateau de passeurs sur la plage de Gravelines, près de Dunkerque, dans le nord de la France, le 12 octobre 2022, pour tenter de traverser la Manche. - AFP / Sameer Al-DOUMY
20 Minutes avec AFP

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Ils faisaient payer 3.500 euros par personne la traversée de la Manche via des embarcations de fortune. Mardi, les forces de l’ordre ont démantelé un réseau de passeurs afghans qui organisait des traversées depuis Calais pour des immigrés clandestins venus d’Afghanistan et du Pakistan. D’après une source policière, quatre passeurs - deux à Stains (Seine-Saint-Denis), un à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise), et un à Ussel (Corrèze) ont été arrêtés. Deux autres personnes, présentées comme des marchands de sommeil, ont également été interpellées à Stains.

Les enquêteurs ont pu mettre au jour ce réseau à la suite d’un renseignement anonyme reçu lors du sauvetage le 28 octobre dernier d’une embarcation de fortune qui tentait de rallier la Grande-Bretagne avec 35 migrants à son bord.



70.000 à 80.000 euros par embarcation

Les candidats à la traversée de la Manche, afghans pour la majorité, étaient pris en charge par le réseau à Stains, où ils étaient hébergés dans des pavillons. Ils devaient vendre à la sauvette des cigarettes pour payer leur passage, a expliqué une source policière. Ils étaient ensuite acheminés à Calais, où une deuxième cellule s’occupait de les faire embarquer sur de petits bateaux. Un homme, soupçonné d’être le financier du réseau, les attendait à leur arrivée en Grande-Bretagne. Selon les estimations, une embarcation rapportait entre 70.000 et 80.000 euros au réseau.

Le parquet de Bobigny avait ouvert une enquête préliminaire et confié les investigations à la sous-direction de lutte contre l’immigration illégale et au groupe de lutte contre la criminalité organisée. Deux autres passeurs sont actuellement recherchés, d’après la même source policière.

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