Grève à la SNCF : Les cheminots menacent de se mobiliser les week-ends de Noël et du Nouvel An

Epée de Damoclès Pour éviter ce scénario catastrophe, des négociations salariales s’ouvrent ce mercredi

20 Minutes avec AFP
Les voyageurs font la queue pour prendre le train à la gare de Lyon à Paris, le 2 décembre 2022 lors d’une grève organisée par les contrôleurs de la SNCF.
Les voyageurs font la queue pour prendre le train à la gare de Lyon à Paris, le 2 décembre 2022 lors d’une grève organisée par les contrôleurs de la SNCF. — STÉPHANE DE SAKUTIN / AFP


Une grève les week-ends de Noël et du Nouvel An, c’est l’un des pires scenarii pour la direction de la SNCF et pour les usagers. C’est pourtant la menace d’une grève à ce moment précis qu’utilisent en moyen de pression les cheminots. Pour éviter ce scénario catastrophe, des négociations salariales s’ouvrent ce mercredi. « Je le dis pour la suite, pour les deux week-ends de fin d’année en particulier, il faut qu’on évite cela », a insisté le ministre des Transports, Clément Beaune, mercredi après midi.

Mais si une première augmentation avait été accordée à l’issue d’une grève en juillet, l’inflation n’a pas ralenti depuis, atteignant même +6,2 % en novembre sur un an. Alors les syndicats arrivent aux tables des négociations avec une longue liste de demandes.

Hausse de salaires, 13e mois, etc.

Si la CGT-Cheminots demande une hausse de salaire au moins équivalente à l’inflation et surtout, la rétroactivité au 1er janvier 2022, les syndicalistes de SUD-Rail demandent 400 euros brut en plus par mois pour tous et la CFDT-Cheminots un 13e mois en plus d’augmentations de salaire. Quant à l’Unsa-Ferroviaire, seul syndicat n’appelant pas à la grève, elle souhaite voir les salaires augmenter d’au moins 5 %.



« Attention, si les salaires augmentent trop, le prix des billets finira par augmenter aussi. C’est un coût, la masse salariale », a prévenu jeudi dernier le PDG du groupe Jean-Pierre Farandou. Cédric Robert, secrétaire fédéral de la CGT-Cheminots, espère que, dès mercredi, « des annonces très claires sur une augmentation générale des salaires et des primes de travail » seront annoncées.

« Il y a un dialogue social à la SNCF qui existe et fonctionne bien », a rassuré Clément Beaune, appelant chacun à travailler à un compromis car « les Français ne comprendraient pas dans une période qui n’est pas facile, qui succède à deux Noël qui ont déjà été compliqués par la Covid-19, qu’on leur rajoute des complications ».