Grève à la SNCF : Quelles sont les perturbations attendues mercredi ?

TRANSPORTS Les clients sont invités à vérifier la circulation des trains ce mardi, à partir de 17 heures

C.M. avec AFP
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Les employés de la SNCF sont invités à cesser le travail mercredi pour peser sur le début des négociations salariales annuelles.
Les employés de la SNCF sont invités à cesser le travail mercredi pour peser sur le début des négociations salariales annuelles. — Lionel BONAVENTURE / AFP
  • Des perturbations sont attendues mercredi sur certaines lignes de TER, en Ile-de-France, sur l’axe Paris-Lyon et au sud de Bordeaux.
  • Les syndicats de la SNCF appellent l’ensemble des salariés à cesser le travail pour peser sur les négociations salariales annuelles, qui démarrent le même jour.
  • Cette journée de mobilisation fait suite au mouvement des contrôleurs, ce week-end. Ces derniers réclament la prise en compte de leurs primes dans le calcul de la retraite. 20 Minutes fait le point sur cette nouvelle journée de grève.

Nouvelle grève en vue à la SNCF. Après le mouvement des contrôleurs, ce week-end, qui a conduit à l’annulation de 60 % des TGV et Intercités, une nouvelle journée de grève est prévue mercredi. Et cette fois, c’est l’ensemble des salariés du groupe qui sont appelés à cesser le travail, à l’appel des syndicats CGT-Cheminots, SUD-Rail et la CFDT-Cheminots. 20 Minutes fait le point sur ce nouvelle journée de grève.

Pourquoi le personnel de la SNCF fait-il grève ?

Les syndicats veulent peser sur les négociations salariales annuelles (NAO), qui s’ouvrent mercredi. Ils veulent obtenir la revalorisation des salaires pour l’année 2023 pour faire face à l’inflation (+- 2 % en novembre). SUD-Rail, qui avance que « la SNCF va annoncer des résultats records », demande donc 400 euros brut mensuel en plus pour tous. De son côté, l’Unsa (Union nationale des syndicats autonomes) souhaite une hausse de 5 % de tous les salaires.

Au premier semestre, la SNCF a annoncé un bénéfice net de 928 millions d’euros, contre une perte de 780 millions sur la même période en 2021. Mais l’entreprise fait face à l’explosion des coûts de l’énergie, tout en se voyant contraint de limiter la hausse du prix des billets.

Quelles perturbations sont attendues ?

Selon les dernières prévisions de la SNCF, des perturbations sont attendues sur les lignes de TER, de TGV et d’Intercités.

  • Pour les TER, dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Occitanie et PACA, et en Ile-de-France sur les lignes C, D, E et N
  • Sur les lignes TGV et Intercités, des annulations sont à prévoir, en particulier sur l’axe TGV Paris-Lyon en raison d’un mouvement local des aiguilleurs de SNCF Réseau, ainsi que pour les TGV au sud de Bordeaux.

Sur les grandes lignes, les voyageurs concernés seront informés par mail ou SMS en cas d’annulation de leur train. Dans un communiqué diffusé ce lundi, la SNCF promet dans ce cas un remboursement complet avant le départ prévu, ou un échange sans frais dans tous les trains où il reste de la place. Dans tous les cas, les clients sont invités à vérifier la circulation des trains ce mardi, à partir de 17 heures.

D’autres perturbations sont-elles à prévoir dans les semaines qui viennent ?

Les NAO interviennent dans une période tendue, puisque les contrôleurs ont d’ores et déjà déposé des prévis de grève pour les week-ends de Noël et du Nouvel An, et les aiguilleurs pour le week-end de départ en vacances, du 15 au 19 décembre. Samedi, le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, avait appelé à la « responsabilité collective » pour éviter les grèves de fin d’année.

Les contrôleurs, qui seront reçus jeudi par la direction, réclament la prise en compte de leurs primes dans le calcul de la retraite. Pour l’instant, la direction a proposé une augmentation de la prime travail de 600 euros par an et une intégration « partielle » de celle-ci « au salaire fixe en 2024 ». L’augmentation « équivaut à environ 40 euros nets mensuels » et est jugée insuffisante par Didier Mathis, le secrétaire général de l’Unsa-Ferroviaire. Mais le responsable syndical se veut optimiste pour trouver une issue au conflit.

Du côté des aiguilleurs, « on est dans un schéma d’échec du dialogue social », s’agace Erik Meyer, secrétaire fédéral SUD-Rail. Ces derniers se plaignent d’un sous-effectif chronique et d’une rémunération trop faible par rapport à leurs responsabilités. Ils doivent être reçus vendredi par la direction.

Rappelons que l'année dernière, une grève avait déjà perturbé le vendredi des départs en vacances de Noël sur l'axe TGV Sud-Est avant qu'elle ne soit levée au dernier moment pour le reste du week-end grâce à l'octroi d'une prime pour les conducteurs et contrôleurs.