Réforme des retraites : Mobilisation syndicale en janvier si le gouvernement maintient sa réforme

Contre-attaque Elisabeth Borne a répété la semaine dernière son intention de repousser l’âge de départ

20 Minutes avec AFP
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Manifestations pour les retraite au Mans, le 10 novembre 2022.
Manifestations pour les retraite au Mans, le 10 novembre 2022. — GILE Michel/SIPA

Ils sont prêts à se battre. Les syndicats ont prévenu lundi soir qu’ils décideraient d’une « première date de mobilisation unitaire avec grèves et manifestations en janvier, si le gouvernement demeurait arc-bouté sur son projet de réforme des retraites ». Les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires et FSU ont réaffirmé leur opposition à « tout recul de l’âge légal de départ en retraite comme à toute augmentation de la durée de cotisation », dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion au siège de la FSU aux Lilas, près de Paris.

« La jeunesse, déjà fortement touchée par la précarité, serait fortement impactée par ce projet », ajoute ce texte également signé par cinq mouvements étudiants (Unef, Fage) et lycéens (VL, Fidl, MNL). La réforme devrait être présentée autour du 15 décembre. La Première ministre Elisabeth Borne a redit la semaine dernière son intention de repousser l’âge de départ, au motif d’assurer l’équilibre du système.

Un système « pas en danger » sur le plan financier

La proposition initiale d’Emmanuel Macron était de repousser progressivement l’âge de départ à 65 ans, mais il s’est dit depuis « ouvert » à un report à 64 ans avec un allongement de la durée de cotisation.

« Les organisations syndicales et de jeunesse ont d’ores et déjà décidé de se revoir le jour même des annonces gouvernementales », préviennent les syndicats de salariés et mouvements de jeunesse, qui estiment que « le système par répartition n’est pas en danger » sur le plan financier.

Si le gouvernement reste « arc-bouté »

Ces organisations « réaffirment leur détermination à construire ensemble les mobilisations, passant en particulier par une première date de mobilisation unitaire avec grèves et manifestations en janvier, si le gouvernement demeurait arc-bouté sur son projet ». « On a pris date ce soir sur le fait de s’opposer ensemble aux 65 ans, si le gouvernement les confirme », a commenté devant la presse Yvan Ricordeau, secrétaire national de la CFDT.

« Il y aura forcément une première date au moment de l’annonce officielle de la réforme, courant janvier. Et après il y aura d’autres dates, qui seront construites pour faire en sorte que les salariés (…) s’opposent aux 65 ans » et « que ces dispositions soient retirées du projet de loi », a ajouté le « Monsieur retraites » du premier syndicat français.