Soupçons d’emplois fictifs au RN : Perquisitions chez la députée de Gironde Edwige Diaz

JUSTICE La députée du Rassemblement national Edwige Diaz, ainsi que l’ex-eurodéputé Jacques Colombier, ont fait l’objet d’une perquisition ce lundi dans le cadre d’une enquête sur des emplois fictifs au RN

Mickaël Bosredon
Edwige Diaz, le 12 juin 2022, sortant d'un isoloir à Saint-Savin (Gironde) lors des élections législatives lors desquelles elle a été élue députée. (Illustration)
Edwige Diaz, le 12 juin 2022, sortant d'un isoloir à Saint-Savin (Gironde) lors des élections législatives lors desquelles elle a été élue députée. (Illustration) — UGO AMEZ
  • Des perquisitions ont eu lieu aux domiciles de la députée RN Edwige Diaz, et de l’ancien eurodéputé Jacques Colombier.
  • Elles ont été menées par le parquet européen dans le cadre d’une enquête pour « détournement de fonds publics » portant sur « des soupçons d’emploi fictif » mettant en cause Jacques Colombier et Edwige Diaz.
  • Les deux figures du RN dénoncent « des accusations mensongères ».

Des perquisitions ont eu lieu lundi dans plusieurs domiciles et lieux de travail de la députée RN de la Gironde Edwige Diaz, dans le cadre d’une enquête du parquet européen pour des soupçons d’emploi fictif. Le parquet européen dirige en France depuis juillet 2021, une enquête préliminaire, pour « détournement de fonds publics, complicité et recel », portant sur des « soupçons d’emploi fictif d’assistant parlementaire européen » en « 2018 et 2019 », a déclaré lundi dans un communiqué le parquet européen.

Il y précise avoir été saisi « en juillet 2021 par le parquet de Bordeaux, sur le fondement d’un signalement de l’association Anticor », mettant en cause « Jacques Colombier » (ex-eurodéputé RN) et « Edwige Diaz », employée alors par ce dernier comme assistante parlementaire. Jacques Colombier a aussi fait l’objet de perquisitions lundi et aurait été placé en garde à vue, selon Libération.

« Vengeance politique » selon les deux figures du RN

Dans un communiqué commun, Edwige Diaz et Jacques Colombier dénoncent des « accusations mensongères » qui seraient « le fruit d’une vengeance politique ». La députée du Blayais met nommément en cause le référent Anticor en Gironde, et candidat aux municipales à Ambarès-et-Lagrave en 2020. Ce dernier « détourne le travail d’utilité publique d’Anticor à des fins personnelles », accuse encore la parlementaire.



Edwige Diaz et Jacques Colombier assurent être « en mesure de justifier chaque minute du travail de madame Diaz en tant qu’assistante parlementaire de Monsieur Colombier au Parlement européen, et coopèrent pleinement avec les autorités pour démontrer le ridicule de [ces] allégations. »

L’enquête à l’encontre des deux figures du RN, a été ouverte des chefs de détournements de fonds publics, complicité et recel, et confiée au Service d’enquête judiciaire des finances.