La justice ordonne au garde des Sceaux des mesures d’urgence pour la prison de Nanterre

INSALUBRITe Depuis une dizaine d’années, les rapports font état de la présence de rats et de nombreux détritus

20 Minutes avec agence
Les conditions de détention sont pointées du doigt en France. Illustration
Les conditions de détention sont pointées du doigt en France. Illustration — Pixabay / ErikaWittlieb

Le juge des référés du tribunal administratif de Cergy a adressé, vendredi dernier au garde des Sceaux, huit injonctions dans le but de faire cesser l’état « d’indignité permanent et endémique au centre pénitentiaire des Hauts-de-Seine », rapporte Le Parisien. L’instance avait été saisie après de nombreux rapports faisant état des conditions de détention « indignes » à la maison d’arrêt de Nanterre.

Ces rapports, réalisés par le contrôleur général des lieux de privation de liberté, l’Ordre des avocats en 2010 et 2016, ou encore la députée Esther Benbassa le 19 juillet, avaient mis en avant la présence de rats, d’humidité, de murs sales, de fils apparents et d’une surpopulation génératrice de promiscuité. Avec 942 détenus au 21 novembre 2022, le taux d’occupation de la prison est ainsi de 159 %.

Eradiquer la présence des rats

L’instance a, par conséquent, ordonné divers travaux afin d’aménager six nouvelles cellules et de réparer celles existantes. Des sacs-poubelle devront par ailleurs être distribués pour limiter l’accumulation de détritus et les jets de nourriture. Enfin, les rats devront être éradiqués et les téléphones de l’unité sanitaire devront être réparés pour contacter les soignants.