Corse : Huit nouvelles interpellations dans le milieu nationaliste

PRESSION Trois personnes avaient déjà été arrêtées jeudi dernier dans le cadre d’une enquête sur une conférence de presse clandestine en 2021

20 Minutes avec AFP
Un tag du FLCN, en 2019 (illustration)
Un tag du FLCN, en 2019 (illustration) — PASCAL POCHARD-CASABIANCA

Les trois gardes à vue du milieu de semaine dernière à peine terminées, huit nouvelles personnes ont été interpellées lundi matin dans les milieux nationalistes corses. L’enquête menée par le Parquet national antiterroriste porte notamment sur une conférence de presse clandestine en 2021 où le FLNC annoncé la réactivation d’un groupe armé, a-t-on appris de sources judiciaire et proche du dossier.



« L’appareil d’Etat français poursuit sa politique répressive à l’encontre de Corsica Libera. Ce [lundi] matin, de nombreuses interpellations visant des militants et responsables de notre parti sont en cours. Nous exigeons leur libération immédiate », a confirmé sur Twitter le parti indépendantiste Corsica Libera.

Un homme déféré devant le parquet antiterroriste

Selon une source judiciaire, Charles Pieri, ex-chef présumé du FLNC, figure parmi les interpellés. Sulidarita, l’association de défense des prisonniers dits « politiques », a indiqué que le fils et le petit-fils de Charles Pieri figuraient également au nombre des interpellés.

Jeudi, trois hommes, dont le militant de Corsica Libera Pierre Paoli, également soupçonné d’avoir été à la tête du FLNC, avaient déjà été arrêtés en Corse dans le cadre de cette enquête. Deux d’entre eux, dont Pierre Paoli, ont été relâchés dimanche à l’issue de trois jours de garde à vue. Le troisième, qui était sous le coup d’un mandat d’amener, devrait être présenté dans les prochains jours à un juge d’instruction du pôle antiterroriste du tribunal de Paris pour une éventuelle mise en examen.