Marseille : L’accès sur réservation à la calanque de Sugiton prolongé pour cinq étés

Ecrin L’expérimentation menée cet été sur la calanque de Sugiton pour limiter la surfréquentation a convaincu l’administration du parc national des Calanques

20 Minutes avec AFP
Illustration du parc national des Calanques. Ici, la calanque de Sugiton
Illustration du parc national des Calanques. Ici, la calanque de Sugiton — Nicolas Tucat / AFP
  • Cet été le parc national des Calanques a testé pour la première fois une limitation de l’accès à une de ses criques.
  • Un système de réservation en ligne avait été mis en place.
  • La mesure a plutôt convaincu et est prolongée pour cinq étés, le temps d’apprécier une possible reprise environnementale de ce site dégradé par la surfréquentation.

Le parc national des calanques a décidé mardi de prolonger pour cinq ans le contingentement sur réservation testé cet été pour limiter l’accès à une de ses criques emblématiques aux portes de Marseille, particulièrement menacée par la surfréquentation.

La décision de prolonger l’expérimentation de l’accès sur réservation préalable à la petite calanque de Sugiton a été adoptée à l’unanimité lors d’une réunion du conseil d’administration, a indiqué la direction du parc. Comme durant l’été 2022, les réservations se feront en ligne.



La mesure, une première en France pour un parc national, a permis de limiter à 400 personnes par jour l’accès à Sugiton, l’une des plus belles criques du parc des calanques, durant un week-end test en juin, puis tous les jours du 10 juillet au 21 août. Très loin donc des 2.500 visiteurs qui s’y agglutinaient certains jours d’été, surfréquentation qui avait entraîné une forte dégradation de cet environnement fragile.

« Aucun problème d’acceptabilité de la mesure »

« Il est un peu tôt pour évaluer précisément, mais il y a eu beaucoup moins de dégâts sur l’environnement et il n’y a eu aucun problème d’acceptabilité de la mesure », a expliqué le président du conseil d’administration du parc, Didier Réault. Il n’y a ainsi eu que deux contraventions dressées et les retours des visiteurs sur leur « expérience » dans un site moins bondé ont été très positifs, a-t-il souligné.

L’expérimentation « a très bien fonctionné sur toute la chaîne », de l’information préalable du public à la plateforme de réservation jusqu’à la mise en œuvre et aux contrôles sur le terrain, a précisé de son côté Gaëlle Berthaud, directrice du parc.

La prolongation pour cinq ans a été proposée car le conseil scientifique du parc a estimé que « c’est la bonne durée pour pouvoir constater une possible reprise environnementale », a-t-elle précisé. La durée de la mesure sera par ailleurs étendue à deux week-ends du mois de juin, la totalité des mois de juillet et d’août et deux week-ends de septembre.

La fréquentation a en effet fortement repris dès la fin de l’expérimentation cet été. « Il n’est pas prévu d’étendre ce système (de contingentement) à d’autres sites du parc » national, a assuré la directrice, Sugiton étant dans une situation particulière avec « la crainte d’atteintes environnementales irrémédiables ».

« Chaque site doit être géré avec des solutions particulières », a relevé Didier Réault. Sont ainsi possibles des restrictions ou aménagements d’accès, en bateau ou en VTT notamment, de circulation automobile, ou de mouillage pour les kayaks ou autres embarcations.