Vendée : Un maire épinglé pour avoir masqué le mot « égalité » de son fronton

symbolique republicaine Le maire de Grues a apposé une bâche sur le fronton du bâtiment pour protester contre le manque d’accès aux soins

J.U.
Le fronton d'une mairie, dans la Sarthe. (illustration)
Le fronton d'une mairie, dans la Sarthe. (illustration) — GILE MICHEL/SIPA

« Liberté », « fraternité ». Depuis une dizaine de jours, il manque le mot « égalité » sur le fronton de la mairie de Grues (Vendée). Le maire, Gilles Wattiau, a lui même décidé de le recouvrir d’une bâche noire afin de protester contre le manque d’accès aux soins sur son territoire. « Le droit à la santé est censé être égalitaire sur tout le territoire et c’est à l’État de s’en assurer », expliquait-il dans les colonnes de Ouest-France.

Une action symbolique qui n’a pas plu au préfet de Vendée, Gérard Gavory. Dans un courrier envoyé mardi, il demande au maire de « retirer instamment la bâche apposée sur la devise de la République », au nom du « respect de neutralité des services publics », rapporte France Bleu Loire Océan. « Il ne vous est pas possible, en votre qualité de maire, de mobiliser vos pouvoirs de police ou la symbolique républicaine pour porter un discours intentionnellement polémique », poursuit le courrier.

Gilles Wattiau avait déjà fait parler de lui il y a quelques mois en signant un arrêté interdisant à ses administrés de naître ou d’être malade sur la commune de Grues.