Nantes : L’université veut accélérer sa lutte contre les violences sexistes et sexuelles

éTUDIANTS L’université de Nantes s’engage dans un partenariat avec la justice, la police et la gendarmerie. Et elle lancera, début 2023, une grande enquête sur le campus

F.B.
Le campus du Tertre de l'université de Nantes.
Le campus du Tertre de l'université de Nantes. — F.Brenon/20Minutes

La lutte contre les violences sexuelles et sexistes sur les sites universitaires nantais est l’une des préoccupations majeures de Carine Bernault, la présidente de l’université de Nantes. Un plan d’une cinquantaine d’actions avait ainsi été lancé en mai 2021. Pour aller plus loin, une convention de partenariat inédite avec le parquet de Nantes, mais aussi la police et la gendarmerie, vient, cette fois, d’être signée.

Objectif : « fluidifier les échanges », « faciliter le suivi des procédures », et mieux accompagner juridiquement et psychologiquement les victimes potentielles parmi les 42.000 étudiants et l’ensemble des personnels de l’université et du Crous. L’association France victimes est également signataire de la convention.


Le dispositif se veut complémentaire de la cellule d’écoute et de signalement contre les actes de violence et les discriminations également initiée dès 2019 par l’université. Début 2023, une enquête basée sur un questionnaire anonyme sera lancée sur le campus. « Les étudiants auront la possibilité de signaler de façon confidentielle les situations de violences sexuelles et sexistes dont ils ou elles auraient été victimes ou témoins afin d’être pris en charge », annonce Nantes université.