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3919L’offre d’hébergements pour les victimes de violences conjugales s’étoffe

Nord : L’offre d’hébergements d’urgence pour les victimes de violences conjugales s’étoffe

3919Pour soutenir les dispositifs existants visant à mettre à l’abri les femmes victimes de violences conjugales, la plateforme Airbnb annonce la mise à disposition gratuite de logements dans les départements les plus concernés
Illustration d'une campagne de communication du «3919».
Illustration d'une campagne de communication du «3919». - V. Wartner / 20 Minutes / 20 Minutes
Mikaël Libert

Mikaël Libert

L'essentiel

  • Le Nord et le Pas-de-Calais font partie des départements dénombrant le plus grand nombre de violences conjugales.
  • Les collectivités disposent, ou sont en train de mettre en place, des solutions d’hébergement d’urgence pour les femmes victimes.
  • Dans ces deux départements et dans ceux du Grand-Paris, Airbnb proposera des logements en complément de l’offre existante.

En 2020, en France, 139.302 femmes ont été victimes de violences conjugales, dont 102 sont mortes, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Et si le chiffre global est effrayant, la situation dans certains territoires l’est encore davantage. Ainsi, c’est en Seine-Saint-Denis, en Guyane, dans le Nord et dans le Pas-de-Calais que l’on enregistre les plus forts taux de violences conjugales. Pour ces deux derniers départements, les dispositifs d’urgence se multiplient pour mettre les victimes en sécurité.

La direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Pas-de-Calais affiche une fois par semaine, sur ses réseaux sociaux, le décompte personnes interpellées chaque week-end pour violences conjugales. Entre janvier et octobre 2022, ce sont 578 conjoints violents qui ont été placés en grade à vue. Dans le Nord, pour les trois premiers mois de l’année, le chiffre atteignait déjà 401 interpellations. La première mesure d’urgence pour éviter la réitération des faits consiste en l’éloignement de la victime du domicile conjugal.

Airbnb propose de compléter l’offre existante

A Lille, par exemple, deux centres d’hébergement et de réinsertion sociale disposent de 34 logements réservés aux femmes seules, ou avec enfants, aux « parcours difficiles », dont des femmes victimes de leurs conjoints. Au niveau de la métropole, une structure d’hébergement collectif de 45 places, pour les femmes avec enfants victimes de violences conjugales, est en construction à Armentières. Un dispositif qui vient en complément d’une offre d’hébergements « en diffus » qui accueille déjà 28 personnes dans cette même commune.


Face à l’ampleur du phénomène et faute de places en nombre suffisant pour accueillir toutes les victimes qui le souhaitent, Airbnb a proposé ses services. Dans sept départements (Grand Paris, Nord et Pas-de-Calais), la plateforme recherche des hôtes volontaires qui seraient prêts, dès la fin de l’année, à mettre gratuitement leurs logements à disposition des femmes victimes de violences. C’est un dispositif équivalent qui avait permis d’accueillir 100.000 réfugiés fuyant la guerre en Ukraine. « Afin d’encourager et de soutenir l’élan de générosité de sa communauté », Airbnb va mettre de sa poche pour financer « jusqu’à 200 euros par séjour ».

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