Violences conjugales : Un « pack nouveau départ » expérimenté en janvier

SOUTIEN La ministre chargée de l’égalité Femmes-Hommes, Isabelle Rome, a annoncé ce samedi sur Franceinfo ce dispositif pour aider les victimes à quitter ce cercle de violences

20 Minutes avec AFP
A l appel du collectif féministe NousToutes, plusieurs milliers de personnes ont manifesté a Paris entre la Place de la République et Nation via Bastille contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), à Paris, le 19 novembre 2022.
A l appel du collectif féministe NousToutes, plusieurs milliers de personnes ont manifesté a Paris entre la Place de la République et Nation via Bastille contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), à Paris, le 19 novembre 2022. — Chang Martin/SIPA

Une aide pour se reconstruire et repartir. Le gouvernement va expérimenter à partir de janvier un « pack nouveau départ » pour « mieux accompagner » les victimes de violences conjugales, a expliqué ce samedi Isabelle Rome, ministre chargée de l’égalité Femmes-Hommes. « Ça peut être une allocation, un système coupe-file pour la garde des enfants, une insertion professionnelle ou une formation, un hébergement d’urgence, un accompagnement psychologique », a-t-elle précisé sur Franceinfo au lendemain de la Journée mondiale contre les violences faites aux femmes.



Le dispositif sera « expérimenté à partir de janvier sur différents territoires », notamment des zones rurales, urbaines et dans les outremers.

« Il ne faut pas » que la victime de violences « aille frapper à plusieurs portes mais qu’elle ait un seul interlocuteur qui déclenchera toutes les mesures », a-t-elle dit. « J’ai présidé des cours d’assises, jugé de nombreux féminicides. Je constatais qu’il était très difficile pour les victimes de partir, de s’extraire des griffes de leur bourreau, souvent elles devaient faire plusieurs allers et retours. Ce pack veut éviter ces faux départs », a ajouté l’ancienne magistrate.

Le rapport attendu pour début mars

Par ailleurs, le rapport de la mission confiée à deux parlementaires pour réfléchir à une « justice spécialisée » dans les violences faites aux femmes sera rendu « début mars », a-t-elle précisé. « Il est nécessaire que tous les acteurs soient très bien formés et qu’un système dédié soit mis en place pour traiter au mieux ces violences » intrafamiliales, a-t-elle expliqué. « Si on ne comprend pas ce qu’est l’emprise » ou « l’impact dévastateur des violences au sein du couple sur les enfants », on « laisse des femmes, on laisse des enfants en danger ».

La mission parlementaire est chargée de proposer le « meilleur système, qui doit concilier spécificité et proximité », et sera un premier jalon vers une justice spécialisée, a-t-elle dit.