Violences conjugales : La Bretagne teste un « violentomètre » pour aider les victimes

ALERTE Ce « baromètre » aide les femmes à comprendre qu’elles sont victimes conjugales de la part de leur homme

Camille Allain
Un violentomètre a été imaginé par la région Bretagne afin d'alerter les femmes souffrant de violences conjugales des faits dont elles sont victimes.
Un violentomètre a été imaginé par la région Bretagne afin d'alerter les femmes souffrant de violences conjugales des faits dont elles sont victimes. — R. Ben-Ari/SIPA

Ils ont choisi la date symbolique de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes pour présenter leur nouveau dispositif. Ce vendredi 25 novembre, les services de la région Bretagne ont dévoilé leur « violentomètre ». Ce document vise à alerter les femmes et hommes des violences conjugales dont elles peuvent être victimes. Ouvrir les yeux sur des faits qui ne sont pas « normaux » mais qui sont parfois considérés comme tels quand ils sont répétés au quotidien depuis des années. Privation de liberté, critiques, contrôle des sorties, menaces, dénigrement, relations sexuelles imposées… Gradué du vert au rouge, ce « violentomètre » est présenté comme un « outil de mesure, d’alerte et d’autoévaluation sur les atteintes aux droits ».

L’idée de cet outil de sensibilisation avait germé dans l’esprit des élus du conseil régional des jeunes, qui avait reçu l’appui du Conseil pour l’égalité entre les hommes et les femmes en Bretagne. La région avait déjà diffusé ce document dans les lycées et les centres de formation qu’elle gère.


A compter de ce vendredi, elle le rend disponible sur demande et le propose en téléchargement libre. Plus de 100.000 exemplaires du « violentomètre » devraient être distribués. Le document est également accompagné d’une liste de numéros d’urgence comme le 3919 et de contacts offrant une écoute et une information. Des services bien souvent joignables 7 J/7 et 24 h/24.

En 2021, 122 féminicides ont été enregistrés en France, soit bien plus qu’en 2020, où 102 victimes avaient été recensées. D’après un sondage mené par l’Ifop pour le compte de la Fédération nationale Solidarité Femmes (FNSF), 14 % des Françaises déclarent avoir été victimes de violences conjugales au cours de l’année écoulée.

Comment le trouver ?

Le « violentomètre » est disponible sur demande auprès de la région en écrivant à mission.egalite@bretagne.bzh ou en téléchargement sur le site Internet de la région.