Rennes : Les femmes victimes de violences auront bientôt un cocon

prise en charge Ce lieu d’accueil, d’écoute et de soins ouvrira en septembre sur le site de l’hôpital Sud

Jérôme Gicquel
Le projet rennais s'inspire de celui de la Maison des femmes qui a vu le jour au centre hospitalier de Saint-Denis en 2016.
Le projet rennais s'inspire de celui de la Maison des femmes qui a vu le jour au centre hospitalier de Saint-Denis en 2016. — Eric Dessons/JDD/SIPA

Le lieu s’inspire de l’expérience menée depuis 2016 au centre hospitalier de Saint-Denis. Courant septembre, une maison des femmes ouvrira ses portes sur le parvis de l’hôpital Sud à Rennes. Initié par la ville, le CHU et l’association Asfad, le projet vise à offrir un lieu d’accueil, d’écoute et de soins aux trop nombreuses femmes victimes de violences.

Dans la capitale bretonne, de nombreuses structures sont déjà à leur chevet. Mais il manquait un lieu plus visible pour proposer « un parcours facilité, global et sans rupture » à ces femmes qui ont été harcelées, violentées ou violées. Dans ce futur cocon, ouvert à toutes, elles pourront être prises en charge médicalement avec la présence de gynécologues, de médecins généralistes, de sages-femmes ou de psychologues.

Un lieu de vie et de repos mais pas d’hébergement

L’approche y sera aussi pluridisciplinaire avec la présence de travailleurs sociaux ou de professionnels du droit pour « proposer l’accompagnement le plus pertinent qui soit », précise Christiane Guillouzo, présidente de l’Asfad. Des espaces de vie et de repos seront également aménagés pour permettre à ces femmes de déposer leurs affaires, laver leur linge ou encore se faire à manger.



Contrairement à d’autres lieux, la future maison des femmes ne proposera pas par contre d’hébergement et ne sera ouverte qu’en journée. Son installation à l’hôpital Sud sera provisoire car elle déménagera dans quelques années sur le site du CHU Pontchaillou qui est actuellement en pleine restructuration.