Dordogne : Et si l’ancienne usine de tabac se transformait en studios de cinéma ?

Septième art La communauté de communes de Sarlat Périgord Noir participe à un appel à projets lancé par le centre national du cinéma (CNC)

E.P.
L' usine de 28.000 m2 a fermé en septembre 2019 et appartient aujourd'hui à la CDC Sarlat Périgord Noir.
L' usine de 28.000 m2 a fermé en septembre 2019 et appartient aujourd'hui à la CDC Sarlat Périgord Noir. — Communauté de communes Sarlat Périgord Noir
  • Dans le cadre d’un appel à projets lancé par le centre national du cinéma (CNC) pour la création de studios de cinéma, l’ancienne usine de tabac, située à Sarlat en Dordogne espère être retenue.
  • Le site de 28.000 m2, propriété de la communauté de communes Sarlat Périgord Noir, pourrait abriter huit studios mais aussi un pôle formation et une ressourcerie pour le réemploi des décors.
  • Avec sa position stratégique pour les productions du centre de la France, le projet espère être retenu lors des résultats communiqués à la fin de l’année 2022.

Des studios de ciné vont-ils voir le jour dans la dernière usine de tabac qui a fermé en France, en septembre 2019 à Sarlat ? C’est en tout cas le souhait de la communauté de communes Sarlat Périgord Noir, nouveau propriétaire du site de dix hectares, qui a participé à l’appel à projets « La grande fabrique de l’image, France 2030 » lancé par le centre national du cinéma (CNC). A la clé, une enveloppe de 300 millions d’euros pour la création de dix studios de cinéma en France. Un projet soutenu par de nombreux partenaires locaux (lire encadré).

Les résultats de l’appel à projets seront, connus d’ici la fin de l’année, et devraient décider du sort du site qui comporte 28.000 m2 et se situe dans le département de la Dordogne, qui accueille 100 à 150 journées de tournages par an. Pour séduire davantage les productions, en particulier anglophones, des locaux en intérieur seraient un atout considérable pour ce département déjà prisé pour ces nombreux décors naturels.

Compléter les décors naturels

En plus des huit studios de cinéma envisagés, de 400 m2 à 1.575 m2, le site pourrait accueillir un pôle de formation autour des métiers de la création et une ressourcerie pensée pour rendre la fabrication des décors, forcément éphémères, plus vertueuse (rééemploi, recyclage etc.)

Les porteurs de projet mettent en avant la localisation stratégique du site « au carrefour des trois plus grandes régions françaises de tournage (Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Auvergne Rhône-Alpes) », dans leur communiqué de presse. En permettant aux grandes productions de trouver un site adapté à leurs besoins, ils espèrent devenir « la base arrière des tournages dans un rayon de 150 km, en profitant de la place centrale de Sarlat au cœur de ce plateau à ciel ouvert ».

Si le projet fait partie des lauréats, de nouvelles études de faisablité plus poussées seront lancées dans la foulée, en 2023.

Des partenaires privés aussi attendus

L’usine désaffectée sert déjà de fait de base arrière aux équipes de tournage. Une réflexion est engagée depuis plusieurs mois par le bureau d’accueil des tournages de la Dordogne et le service de l’association Ciné Passion sur une transformation possible des lieux. Le projet est porté par la société d’économie mixte d’Equipement du Périgord), avec le soutien des collectivités locales (ville de Sarlat, département de la Dordogne et de la région Nouvelle-Aquitaine) une première étude de faisabilité technique a été validée par les professionnels du secteur (producteurs, directeurs de production, gestionnaires de studios français et européens). Des partenaires privés sont aussi attendus pour étoffer le comité de suivi.