Maine-et-Loire : L’interdiction de l’écriture inclusive proposée par la députée Anne-Laure Blin

EGALITE FEMMES - HOMMES L’élue LR met en avant l’opposition de l’Académie française et d’une majorité de Français

20 Minutes avec agence
L'Assemblée nationale, le 19 octobre 2022 (photo d'illustration).
L'Assemblée nationale, le 19 octobre 2022 (photo d'illustration). — E.Dunand/AFP

Anne-Laure Blin, députée LR du Maine-et-Loire, a estimé dans un communiqué de presse que l’écriture inclusive « ébranle en profondeur le système de notre langue ». Elle a donc déposé un projet de loi visant à la rendre illégale, rapporte Ouest-France. Son texte entend « interdire l’écriture inclusive et […] sauvegarder la langue française en réaffirmant la place fondamentale de l’Académie française ».

L’élue s’appuie en effet entre autres sur la prise de position de l’institution contre l’écriture prônée par des défenseurs de l’égalité femmes-hommes. L’Académie française l’avait ainsi jugée susceptible d’exclure « les personnes atteintes de dyslexie, de dyspraxie ou encore de dysphasie », estimant que la présence simultanée des suffixes féminins et masculins des mots, séparés par un point, pouvait les perturber.

Parmi les autres arguments d’Anne-Laure Blin figure le rejet de l’écriture inclusive par une majorité de Français. La parlementaire a mis en avant un sondage de février 2021 montrant que 63 % de la population y sont opposés. L’élue a par ailleurs évoqué une écriture « faussement inclusive » créant « une rupture radicale et systématique entre l’écrit et l’oral ».