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SECURITEUn nouvel office central de la PJ contre les violences faites aux mineurs

Police judiciaire : Création d’un office central de lutte contre les violences faites aux mineurs

SECURITEAlors que son projet de réforme de la police est contesté, Gérald Darmanin veut prouver « que l’on peut créer des offices de police judiciaire »
Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, à l’Élysée le 24 août 2022.
Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, à l’Élysée le 24 août 2022. - Jacques Witt/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

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Alors que l’émoi est grand après le meurtre de Lola, une collégienne de 12 ans, dans le 19e arrondissement de Paris, le ministre de l’Intérieur a annoncé mardi la création d’un nouvel office central de lutte contre les violences faites aux mineurs. Celui-ci sera dirigé par la police judiciaire (PJ), actuellement au cœur d’un projet de réforme vivement contestée.

Cette création « montre que l’on peut créer des offices de police judiciaire », s’est félicité Gérald Darmanin qui s’exprimait en Commission des lois de l’Assemblée nationale lors de l’examen pour avis des crédits de son ministère pour 2023. « Ce qui viendra à démontrer qu’on ne supprime pas la police judiciaire. Peut-être qu’un jour j’arriverai à faire entendre cet argument », a-t-il poursuivi.

Une future place plus grande pour les préfets

Un projet de réforme de la police nationale, voulu par le ministre, fait actuellement l’objet d’une vive opposition d’enquêteurs de la PJ, de magistrats et d’avocats. Ils se sont à nouveau rassemblés lundi dans 36 villes de France pour dire leur opposition au projet. La réforme prévoit de placer tous les services de police du département - renseignement, sécurité publique, police aux frontières et PJ - sous l’autorité d’un seul Directeur départemental de la police nationale, dépendant du préfet.

Les détracteurs du projet pointent un risque de « nivellement vers le bas » des compétences de la prestigieuse PJ, chargée des crimes les plus graves, et un renforcement du poids du préfet, sous tutelle de l’exécutif, dans les enquêtes.

L’office de lutte contre les violences faites aux mineurs, créée « en complément de l’OCRVP », (Office central de lutte contre les violences aux personnes), comprendra « 30 enquêteurs », a détaillé le ministre mardi. « La délinquance et les crimes qui touchent les mineurs sont en augmentation, notamment du fait d’Internet », a-t-il encore dit pour justifier sa décision.

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