Grève des raffineries : La CGT reconduit le mouvement « au moins jusqu’à mercredi midi »

MOUVEMENT SOCIAL Selon Eric Sellini, coordinateur CGT au plan national, la poursuite de la grève sera ensuite décidée « lors des assemblées générales »

20 Minutes avec AFP
Un drapeau de la CGT devant la raffinerie de TotalEnergies à Donges, le 14 octobre 2022.
Un drapeau de la CGT devant la raffinerie de TotalEnergies à Donges, le 14 octobre 2022. — AFP

Le bras de fer continue. Les représentants CGT des sites pétroliers de TotalEnergies en grève depuis trois semaines pour obtenir des hausses de salaires, ont proposé « la reconduction du mouvement » jusqu’à mercredi en mi-journée, a indiqué mardi soir Eric Sellini, coordinateur CGT au plan national.

« Le conflit va se poursuivre au moins jusqu’à mercredi midi, et on verra ce qu’il en sera pour la suite lors des assemblées générales » de salariés ce mercredi. Par ailleurs, à la suite de la journée de mobilisation et de grèves mardi dans toute la France, « il y aura aussi des réunions de toutes les organisations de la CGT qui décideront si cette journée en appelle d’autres », a ajouté Eric Sellini.

Une question à traiter « au niveau national »

« Au-delà des raffineurs et des 14.000 salariés de TotalEnergies, nous portons aussi la voix de ceux qui souffrent du fait que les salaires ne suivent pas l’inflation et qui voient l’hiver arriver avec des promesses de hausse sur les prix de l’énergie ou de l’alimentation ». « C’est au niveau national que cette question doit être traitée, car on est dans une situation tout à fait particulière », a estimé le responsable.

Le mouvement de grève à l’appel de la CGT dans les raffineries et dépôts concernait mardi soir les sites TotalEnergies de Normandie, Donges, La Mède, Feyzin (le dépôt, la raffinerie étant à l’arrêt pour raison technique) et Flandres (dépôt).

La CGT veut une hausse des salaires de 10 %

La CGT n’a pas signé l’accord sur les salaires conclu vendredi dernier entre la direction et deux syndicats majoritaires (CFE-CGC et CFDT), prévoyant une hausse générale de 5 % des salaires, assortie de hausses individuelles et d’une prime exceptionnelle comprise entre 3.000 et 6.000 euros. Le syndicat réclamait 10 % d’augmentation pour compenser l’inflation prévue cette année et profiter des revenus exceptionnels engrangés par le groupe pétrolier en 2021.