Cancer : Comment les médecins annoncent-ils aux patients qu’ils sont malades ?

FATALITAS Brut, partenaire de « 20 Minutes », s’intéresse à ce moment où « tout s’écroule »

20 Minutes avec Brut
L'annonce d'un cancer est un moment délicat à gérer pour le corps médical
L'annonce d'un cancer est un moment délicat à gérer pour le corps médical — Dinendra Haria / Shutters

« Le monde qui vous tombe sur la tête ! ». C’est en ces termes que Laurie Panse raconte ce qu’elle a ressenti quand elle a appris qu’elle avait, à 33 ans, un cancer du sein. « J’ai pensé à mon fils de 3 ans en me disant que je ne le verrais pas grandir ». Une réaction que comprend parfaitement le docteur Philippe Zrounba, chirurgien ORL, qui explique qu’au moment de l’annonce, « il y a une espèce de sidération cérébrale qui s’installe, d’où la nécessité de se revoir afin d’arriver " à poser les choses " ».

« Le fait de savoir permet d’apaiser l’anxiété »

« Notre objectif, c’est que les patients en sachent autant que nous, parce que la connaissance " soulage " », confirme le professeur Jean-Yves Blay, directeur général du centre médical Léon Bérard et président d’Unicancer. « Le fait de savoir permet d’apaiser l’anxiété, de sortir du " Je vais décéder dans un laps de temps court ". Parce que ça n’est plus vrai dans la très grande majorité des cas ».

Prise en charge au centre de lutte contre le cancer Léon Bérard, à Lyon, la jeune maman est aujourd’hui en rémission. « Je me suis même spécialisée dans un diplôme universitaire de " patients partenaires " pour pouvoir continuer à accompagner les établissements de soins dans l’expérience patients », sourit-elle.

Découvrez leur « croisade » écologique dans cette vidéo de notre partenaire Brut.