Agriculture : Des récoltes amoindries, après un été sec et chaud

Sécheresse Le maïs connaîtrait par exemple sa « plus faible récolte depuis 1990 »

20 Minutes avec AFP
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Un champ de maïs mûr avant la récolte. (Illustration)
Un champ de maïs mûr avant la récolte. (Illustration) — SIPA

Après un été particulièrement sec et chaud, « le bilan des récoltes des cultures d’été est en deçà des rendements habituels », a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué lundi soir, après un quatrième comité de suivi de la situation de sécheresse dans le monde agricole.

Le maïs connaîtrait sa « plus faible récolte depuis 1990 », selon les prévisions du service de la statistique du ministère, avec 11,3 millions de tonnes de maïs grain produit. Dans le détail, la production de maïs grain, essentiellement utilisé pour nourrir les animaux d’élevage, a chuté de 17,1 % au 1er septembre par rapport à la moyenne sur 5 ans et de 25,4 % par rapport à 2021.

Des conséquences « durables » ?

Le bilan de la pousse de l’herbe, qui nourrit les ruminants, est aussi déficitaire : « Alors qu’au 20 septembre la pousse cumulée atteint normalement 88 % de la pousse annuelle de référence, elle n’est que de 59 % cette année », a indiqué le ministère.

« Les conséquences pour l’agriculture de cette sécheresse 2022 (…) pourraient être durables et peser sur le dépérissement de cultures pérennes ou la décapitalisation des cheptels au sortir de l’hiver prochain », a déclaré dans le communiqué Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture.

Pour soutenir l’élevage laitier, particulièrement exposé aux conséquences de la sécheresse et de la canicule, et les agriculteurs les plus fragilisés, des indemnisations leur seront versées « dès le début novembre », une période avancée « de plusieurs mois par rapport au calendrier habituel ».