Prisons : Près de 72.000 détenus au 1er septembre, un nombre stable

DéTENTION La légère baisse depuis deux mois du nombre de personnes incarcérées est récurrente en période estivale, du fait d’une activité judiciaire traditionnellement ralentie

20 Minutes avec AFP
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Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti visite le centre pénitentiaire de Remire-Montjoly, en Guyane française.
Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti visite le centre pénitentiaire de Remire-Montjoly, en Guyane française. — Nicolas DEFAUX/SIPA

Le chiffre est stable d’un mois à l’autre mais en augmentation de 4,7 % sur un an. Le nombre de détenus s’élève à 71.669 personnes au 1er septembre contre 71.819 le mois précédent, selon les statistiques du ministère de la Justice consultées ce lundi par l’AFP. Les prisons comptaient au 1er juillet 72.067 détenus.

La légère baisse depuis deux mois du nombre de personnes incarcérées est récurrente en période estivale, du fait d’une activité judiciaire traditionnellement ralentie et ainsi de moindres entrées en détention. Avec 60.715 places opérationnelles, le taux d’occupation des 188 établissements pénitentiaires français s’établit désormais à 118 % contre 113,4 % il y a un an.

Surpopulation énorme

Cette densité carcérale est de 139,7 % dans les maisons d’arrêt, où sont incarcérés les détenus en attente de jugement - et donc présumés innocents - et ceux condamnés à de courtes peines. Quarante-huit prisons affichent une densité supérieure à 150 %. Ce taux d’occupation dépasse même 200 % dans quatre établissements (215,6 % à Carcassonne ; 205,5 % à Nîmes ; 201,5 % à Foix et 200,3 % à Bordeaux-Gradignan).

En raison de cette surpopulation, 1.830 prisonniers sont contraints en France de dormir sur des matelas posés à même le sol. Parmi les détenus, 18.986 sont des prévenus, incarcérés dans l’attente de leur jugement. Ils représentent 26,5 % de la population carcérale.

Mesures alternatives à l’incarcération

Dans une récente circulaire, le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a demandé aux procureurs de « veiller à la stricte nécessité de la détention provisoire » en privilégiant des mesures alternatives à l’incarcération, telles que l’assignation à résidence avec surveillance électronique.

Au total, 86.243 étaient placées sous écrou au 1er septembre. Parmi elles, on compte 14.574 personnes non détenues faisant l’objet d’un placement sous bracelet électronique (13.867) ou d’un placement à l’extérieur (707), des chiffres en baisse. Le nombre de femmes écrouées (3,5 % de la population carcérale totale) et celui de mineurs (0,8 %) sont stables.