TotalEnergies : La grève pour les salaires se poursuit dans la plupart des raffineries françaises

Mobilisation Les grévistes souhaitent obtenir une revalorisation des salaires pour 2022, compte tenu de l’inflation

20 Minutes avec AFP
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Les syndicalistes de TotalEnergies de FO (Force ouvrière) se rassemblent devant le site pétrochimique de Carling, dans le nord-est de la France, le 27 septembre 2022.
Les syndicalistes de TotalEnergies de FO (Force ouvrière) se rassemblent devant le site pétrochimique de Carling, dans le nord-est de la France, le 27 septembre 2022. — Jean-Christophe Verhaegen

La lutte continue. Les grévistes de la plupart des raffineries françaises de TotalEnergies, réclament une augmentation des salaires tenant compte de l’inflation. Ils ont décidé vendredi de prolonger le mouvement qui devait initialement s’achever jeudi soir au terme de trois jours d’arrêt de travail, a indiqué la CGT, à l’origine du mouvement.

A la bio-raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), comme dans les raffineries de Normandie, près du Havre, dont la mise à l’arrêt a débuté pour des raisons de sécurité, ou de Feyzin, dans l’agglomération lyonnaise, par exemple, le mouvement a été reconduit. Il est en revanche suspendu à la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) « jusqu’au début de la semaine prochaine », tout comme au dépôt de carburant de Grandpuits, a déclaré à l’AFP Eric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe.



Revalorisation de 10 %

Les grévistes souhaitent obtenir une revalorisation des salaires pour 2022, compte tenu de l’inflation. La direction renvoie à une réunion de négociation prévue à la mi-novembre. « C’est pour parler de 2023. Nous, ce qu’on voudrait, c’est avant ça, régler la problématique de 2022 et le rattrapage de l’inflation », a expliqué Eric Sellini. La CGT réclame une revalorisation salariale à hauteur de 10 % pour l’année 2022, le « dégel des embauches » en France et « un plan massif d’investissements » dans l’Hexagone, des revendications déjà à l’origine de mouvements le 24 juin et le 28 juillet.

En cas d’arrêt effectif de la raffinerie de Normandie, il n’y aurait plus que deux raffineries en activité sur les huit sites que compte la France - six raffineries et deux bio-raffineries –, les autres étant également touchées par des grèves ou bien arrêtées pour des travaux ou des opérations de maintenance, selon la CGT. Une grève, reconduite jeudi soir, touche en effet les deux raffineries françaises du groupe Esso-ExxonMobil dans les départements de Seine-Maritime et des Bouches-du-Rhône, en mouvement également pour une revalorisation des salaires depuis une dizaine de jours et à l’arrêt, selon la CGT du groupe.