Montpellier : Le trafic a repris à l’aéroport après l’accident d’un avion de fret

VOL Paralysé depuis la nuit de vendredi à samedi après l’accident d’un avion de fret - sans victime - le trafic a repris ce lundi à l’aéroport de Montpellier

Jérôme Diesnis
Un Boeing 737 de l'Aéropostale après avoir dépassé la piste lors de sa phase d'atterrissage de nuit à l'aéroport de Montpellier, le 24 septembre 2022.
Un Boeing 737 de l'Aéropostale après avoir dépassé la piste lors de sa phase d'atterrissage de nuit à l'aéroport de Montpellier, le 24 septembre 2022. — BEA/AFP
  • Dans la nuit de vendredi à samedi, Boeing 737 de la compagnie West Atlantic, a été victime d’un accident et terminé sa course dans l’étang de l’or.
  • Le trafic à l’aéroport de Montpellier a été paralysé pendant une soixantaine d’heures, avant de reprendre ce lundi dans l’après-midi.
  • « Plusieurs centaines de personnes sont intervenues sur le site. Il fallait ausculter la piste et être certain que cet incident n’ait aucune conséquence matérielle qui puisse amener un suraccident », explique le patron de l’aéroport, Emmanuel Brehmer.

Le trafic a repris à l’aéroport de Montpellier après un accident d’avion qui a paralysé le trafic aérien dans la préfecture de l’Hérault pendant près de 60 heures. « Il nous faut garantir un certain nombre de normes de sécurité et de sûreté, développait, peu avant la reprise des vols, Emmanuel Brehmer, le président du directoire de l’aéroport. Il a fallu remettre en capacité et en sûreté toute la zone autour de l’avion. Plusieurs centaines de personnes sont intervenues sur le site. Il fallait ausculter la piste et être certain que cet incident n’ait aucune conséquence matérielle qui puisse amener un suraccident ».

Samedi, vers 2h30, un Boeing 737 de la compagnie West Atlantic servant d’avion de fret a effectué une sortie de piste et terminé sa course en partie dans l’étang de l’or, alors qu’un violent orage s’abattait sur Montpellier. « Il a fallu préalablement réaliser des opérations de sauvetage importantes et l’entreprise Martin levage a réalisé un travail remarquable, dans des conditions difficiles », reprend le patron de l’aéroport.

Risques écologiques

Le risque étant que les milliers de litres de carburant ne se déversent dans cette zone natura 2000. L’avion n’a pu être vidé de son kérosène, pas davantage de sa cargaison : « les choix de lever l’appareil sans le vider préalablement ont été pris en concertation avec les nombreux experts ». Les opérations de levage très complexes pour cet appareil d’environ 50 tonnes (avec le chargement) ont duré jusqu’à lundi matin. Avant le soulagement.

Le trafic a repris progressivement ce lundi, de nombreuses compagnies ayant annulé les vols prévus, face à l’incertitude. Les vols devraient reprendre normalement ce mardi. Les voyageurs sont néanmoins invités à consulter leurs compagnies aériennes.

10.000 à 15.000 passagers affectés

Au total, une centaine de vols et entre 10.000 et 15.000 passagers ont été affectés par cet accident, avec un coût considérable pour l’aéroport. « Il est important, mais on ne peut pas le chiffrer encore précisément. Mais on n’avait pas besoin de ça après les deux années de Covid-19 où nous avons tenu à maintenir les emplois coûte que coûte mais la priorité des priorités, c’est qu’il n’y ait eu aucune victime, y compris le pilote de l’appareil endommagé ».

Le Bureau d’enquête et d’analyses (BEA) a ouvert une enquête. Quatre agents étaient sur site ce samedi. Ils ont pu récupérer les enregistreurs de vol, afin de comprendre les circonstances et les causes de l’accident Sous l’autorité du procureur de la République, la gendarmerie des transports aériens a été saisie pour mener des investigations sur les circonstances de l’accident. « C’est un accident malheureux, heureusement sans victime, souligne Emmanuel Brehmer. L’aéroport est complètement aux normes de sécurité, tout comme la compagnie et les équipages. »