Fin de vie : Avis très attendu ce mardi du Comité d’éthique

EUTHANASIE Emmanuel Macron a évoqué le lancement « dès octobre » d’une convention citoyenne sur la fin de vie

20 Minutes avec AFP
Un malade à l’hôpital (illustration).
Un malade à l’hôpital (illustration). — Jean-Sébastien Evrard AFP

C’est un document qui pourrait ouvrir la voie à un texte de loi. Le Comité d’éthique rend ce mardi matin un avis attendu sur la fin de vie, au moment où Emmanuel Macron s’apprête à tracer les contours d’une convention citoyenne sur ce sujet de société.

Alors que plusieurs pays ont modifié leurs législations depuis une dizaine d’années et que le Parlement français en a débattu, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) avait mis en place, en juin 2021, un groupe de travail pour réfléchir à nouveau aux questions éthiques de la fin de vie.

« Le cas échéant faire changer le cadre légal »

« Il nous faut bouger pour plus d’humanité », avait estimé jeudi Emmanuel Macron. Lundi, devant l’Association de la presse présidentielle, le président de la République a évoqué le lancement d’une convention citoyenne « dès octobre ». « L’idée », a-t-il poursuivi, « c’est de se donner environ six mois et en fonction des réponses et retours (…) avant la fin 2023 le cas échéant faire changer le cadre légal ».

« C’est un de ses engagements de campagne. Il avait dit qu’il voulait un débat apaisé et soucieux des opinions de chacun », a-t-on récemment rappelé dans l’entourage présidentiel. La grande réforme sociétale d’un second quinquennat serait « le droit de mourir dans la dignité », avait d’ailleurs affirmé l’ancien président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand au lendemain du premier tour de la présidentielle. A titre « personnel », Emmanuel Macron s’était dit « favorable à ce qu’on évolue vers le modèle belge », lors d’un aparté avec des Français pendant un déplacement de campagne. Mais « au fond, mon opinion personnelle importe peu », a-t-il dit lundi.


Jusqu’alors, la loi Claeys-Leonetti encadre la fin de vie des malades incurables en France. Adoptée en 2016, après une première version en 2005, elle interdit l’euthanasie et le suicide assisté, mais permet une « sédation profonde et continue jusqu’au décès » pour des malades en phase terminale et en très grande souffrance, dont le pronostic vital est engagé « à court terme ». L’euthanasie est, elle, autorisée dans plusieurs pays européens comme les Pays-Bas, la Belgique, et plus récemment l’Espagne.