Rentrée des classes 2022 : Douze millions d’élèves retrouvent ce jeudi le chemin de l’école

EDUCATION Une nouvelle année scolaire commence pour 6,5 millions d’écoliers, 3,4 millions de collégiens et 2,2 millions de lycéens

20 Minutes avec AFP
C'est la rentrée scolaire en France ce 1er septembre 2022.
C'est la rentrée scolaire en France ce 1er septembre 2022. — AFP

Quelque 12 millions d’élèves vont entendre leur réveil puis la cloche sonner ce jeudi. C’est en effet la rentrée et il y aura « un professeur devant chaque classe », a promis le gouvernement, malgré une crise inédite de recrutement des enseignants, qui fait planer une inquiétude pour cette année scolaire.

Après deux mois de vacances, écoliers (6,5 millions), collégiens (3,4 millions) et lycéens (2,2 millions) vont retrouver les copains, découvrir leurs professeurs et connaître leur emploi du temps. Pour l’occasion, Emmanuel Macron « à tenu à adresser un message aux élèves victimes de harcèlement : vous n’êtes pas seuls », a twitté le chef de l’Etat sur le compte de l’Elysée mercredi soir.

Après la crise sanitaire, la crise du recrutement

Contrairement aux deux rentrées précédentes, enseignants et élèves ne porteront pas le masque, en raison de l’accalmie sur le front du Covid-19. Il y a deux ans, les collégiens et lycéens avaient dû le mettre. L’an dernier, c’était le cas de tous les élèves à partir du CP. Le protocole applicable à cette rentrée sera au niveau « socle », le plus bas du nouveau cadre sanitaire. Il prévoit, outre l’absence de masque, que les élèves soient accueillis en présentiel, sans restriction pour les activités physiques et sans limitation de brassage entre eux.

La rentrée avait eu lieu l’an dernier sous le sceau de la crise sanitaire. Cette année, c’est sous celui de la crise du recrutement des enseignants qu’elle se déroulera. Un phénomène qui n’est pas nouveau mais qui s’est encore aggravé cette année, avec plus de 4.000 postes non pourvus aux concours, sur 27.300 postes ouverts dans le public et le privé (et 850.000 enseignants au total).



Le ministre de l’Education Pap Ndiaye n’a de cesse de le répéter depuis plusieurs jours : même si les conditions « ne sont pas optimales », la rentrée sera « comparable à celle de l’année dernière ». Pour pallier à la pénurie, l’Education nationale a recruté des enseignants contractuels - 3.000 selon Pap Ndiaye - formés en quelques jours avant de se retrouver face à une classe. Afin de rassurer, encore, le ministre de l’Education, qui effectue sa première rentrée à ce poste, a répété que « plus de 80 % des contractuels ont déjà enseigné ».

« Des adultes devant les classes, pas des enseignants »

Il a toutefois anticipé les possibles tensions à venir en expliquant mardi sur RTL que cela « n’exclut pas au cours de l’année, des difficultés dans certaines disciplines ». Les inquiétudes sont d’ailleurs vives du côté des parents d’élèves comme des syndicats, qui dénoncent « un bricolage ». « On aura des adultes devant les classes, pas des enseignants », a par exemple critiqué le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, qui craint déjà que le manque de remplaçants se fasse sentir dès les premiers congés maladie ou maternité.