Pénurie d’enseignants : Pap Ndiaye se dit « confiant » pour la rentrée

RENTREE COMPLIQUEE Pourtant, cette année, plus de 4.000 postes n’ont pas été pourvus aux concours enseignants, un taux historiquement bas

20 Minutes avec AFP
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Pap Ndiaye, ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse.
Pap Ndiaye, ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse. — Romain GAILLARD/POOL/SIPA

Le ministre de l’Education, Pap Ndiaye, s’est dit mardi « confiant pour que la rentrée se passe au mieux » dans les écoles, collèges et lycées, malgré une crise inédite du recrutement d’enseignants, qui a conduit l’Education nationale à embaucher de nombreux contractuels.

« Il y a des difficultés structurelles liées à l’attractivité du métier, mais à ce stade nous sommes confiants pour que la rentrée se passe au mieux pour les élèves de l’académie de Créteil, et au-delà bien entendu pour l’ensemble du territoire », a déclaré le ministre lors d’un déplacement au rectorat de Créteil (sud-est de Paris).

Une cellule de rentrée mise en place

Le ministre a rencontré les membres de la cellule de rentrée mise en place pour répondre au mieux aux demandes des écoles et établissements en matière d’effectifs dans cette académie – qui regroupe la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et la Seine-et-Marne, particulièrement affectée par les difficultés de recrutement.

Dans cette académie, « à ce stade, la situation est comparable, voire légèrement meilleure, à celle de l’année dernière au même moment », selon Pap Ndiaye. Mais « il y a des difficultés dans certaines disciplines » du secondaire, en particulier pour les lycées professionnels, et « nous y travaillons ».

Cette année, plus de 4.000 postes n’ont pas été pourvus aux concours enseignants (primaire et secondaire), un taux historiquement bas, selon les chiffres du ministère, faisant craindre une rentrée scolaire sous tension.

Des « job-dating » controversés

Mais le ministre a promis qu’il y aurait « un professeur devant chaque classe dans toutes les écoles de France » à la rentrée. Face à ces difficultés de recrutement, l’Education nationale a notamment eu recours au recrutement de contractuels dès juin lors de controversés « job-dating », des entretiens organisés dans plusieurs académies.

« Il est vrai que nous avons recours à une proportion d’enseignants contractuels qui est importante, particulièrement dans cette académie, en raison des besoins scolaires que nous avons ici », a déclaré Pap Ndiaye.

Améliorer « l’attractivité du métier »

« Nous devons répondre à cela en améliorant l’attractivité du métier d’enseignant. Ce sont des mesures structurelles que nous allons prendre dans les mois à venir. En attendant, nous recrutons du mieux possible ».

Le recteur de l’académie de Créteil, Daniel Auverlot, assure « n’avoir aucune inquiétude pour la rentrée ». « Dans le premier degré, nous avons fidélisé 700 contractuels qui existaient déjà, et nous terminons le recrutement d’environ 200 contractuels supplémentaires », a-t-il dit. « Sur le second degré, nous avons recruté et fidélisé d’ores et déjà 1.400 contractuels »

Dans le premier degré (écoles maternelles et élémentaires), à peine plus de 900 candidats ont été recrutés aux concours enseignants dans l’académie de Créteil, sur 1.665 postes ouverts.