Bretagne : Un mois après le début des incendies, les routes rouvrent dans les Monts d’Arrée

RETOUR A LA NORMALE Les chemins demeurent toutefois encore interdits aux randonneurs et aux vélos tout comme l’accès à la chapelle Saint-Michel de Brasparts

Jérôme Gicquel
La chapelle Saint-Michel de Brasparts a par miracle échappé aux flammes.
La chapelle Saint-Michel de Brasparts a par miracle échappé aux flammes. — Fred Tanneau / AFP

C’était il y a tout juste un mois. Le 18 juillet, un violent incendie s’était déclaré sur la commune de Brasparts en plein cœur des Monts d’Arrée dans le Finistère. Pendant plusieurs jours, des centaines de pompiers se sont relayés pour combattre les flammes qui ont brûlé 1.771 hectares de végétation et laissé un paysage de désolation. Le 6 août, le feu a repris dans le massif montagneux breton, ravageant encore plus un site déjà durement éprouvé. Au total, 2.858 hectares ont été détruits dans les Monts d’Arrée depuis le début des incendies, selon la préfecture du Finistère.

Dans les Monts d'Arrée, plus de 1.700 hectares de végétation ont brûlé. Il faudra au moins un an pour restaurer le site.
Dans les Monts d'Arrée, plus de 1.700 hectares de végétation ont brûlé. Il faudra au moins un an pour restaurer le site. - Fred Tanneau / AFP

Les feux désormais fixés, la vie reprend doucement son cours. Mercredi, trois routes fermées depuis un mois ont ainsi été rouvertes à la circulation. Il s’agit de la D785 entre Brasparts et la D11, de la D30 de Saint-Rivoal à la D785 et de la D42 de Saint-Rivoal à la D785.

La restauration du site devrait prendre un an

L’accès aux sentiers et aux forêts demeure en revanche toujours interdit pour les randonneurs et les vélos jusqu’au 22 août inclus. Même si certains curieux sont déjà montés au sommet, l’accès à la chapelle Saint-Michel de Brasparts, qui a échappé par miracle aux flammes de l’incendie, demeure également toujours interdit.


Selon le département du Finistère et la préfecture, la restauration du site des Monts d’Arrée devrait prendre un an. « L’ensemble des travaux de restauration qui relèvent de la main de l’homme », dont « les souches à enlever, les arbres à replanter, les chemins à restaurer, les clôtures à rebâtir, la chapelle à restaurer », devront être « finalisés avant le 18 juillet 2023, qui sera le triste anniversaire de cet incendie criminel », avait indiqué fin juillet Maël de Calan, président du conseil départemental.