Covid-19 : Le porte-parole des pompiers menacé de mort car opposé au retour des non-vaccinés

ATTAQUES Eric Brocardi a déclaré qu'il était contre la réintégration d'environ 200 professionnels suspendus

20 Minutes avec Agences
Le porte-parole des sapeurs-pompiers a été menacé de mort.
Le porte-parole des sapeurs-pompiers a été menacé de mort. — C.Delabroy/20 Minutes

Gérald Darmanin a dénoncé mercredi les menaces de mort « insupportables » dont le porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) a fait l’objet, « après s’être opposé publiquement à la réintégration des pompiers non-vaccinés ». « Quelle que soit l’opinion de chacun, ces agressions sont insupportables », a écrit le ministre de l’Intérieur sur Twitter.


Le porte-parole de la FNSPF, Eric Brocardi, a affirmé faire l’objet de menaces de mort « depuis mardi ». « Plusieurs dépôts de plaintes sont en cours », a-t-il précisé. Fin juillet, il avait estimé dans le magazine Marianne que le « manque de personnel » chez les pompiers « existait avant la crise Covid », ajoutant : « nous aurions les mêmes lacunes si demain (les pompiers non-vaccinés) étaient réintégrés. »

Moins de 200 pompiers concernés

« Jusqu’ici il y avait des commentaires mais pas de menaces directes », a précisé Eric Brocardi, qui avait à nouveau été interrogé sur la question « la semaine passée sur un plateau de télévision ». Selon la Sécurité civile, moins de 200 pompiers professionnels sur 41.800 et 5.000 pompiers non-professionnels sur 197.000 n’ont pas été vaccinés contre le Covid-19 et ont de fait été suspendus.

Selon des déclarations relayées par le Huffington Post, Eric Brocardi reste sur ses positions, malgré les menaces : « Tout sapeur-pompier doit répondre à des exigences médicales. Certains ne peuvent être opérationnels parce qu’ils ne protègent plus assez la population ».

Mobilisation sur Twitter

La FNSPF « portera également plainte », a fait savoir son président, Gregory Allione, qui a apporté son « plein soutien » au porte-parole. Plus tôt dans la journée, le maire de Nice, Christian Estrosi, avait assuré sur Twitter son « soutien total » à Eric Brocardi.


C’est d’ailleurs sur ce réseau social que la mobilisation pour défendre Eric Brocardi a été la plus forte. Professionnels, politiques ou anonymes ont posté des messages sou le hashtag « #jesoutiensBrocardi », indique le Huff.


Le porte-parole de la sécurité civile, Alexandre Jouassard, a également déclaré avoir fait l’objet de messages d’insultes et de menaces. « On fera le nécessaire au niveau des dépôts de plaintes et du suivi de signalements à la plateforme Pharos car cela ne peut pas continuer », a-t-il souligné.