Un trafic de résine de cannabis entre l’Espagne et la France démantelé, plus d’une tonne de marchandise saisie

COUP DE FILET Cinq personnes ont été interpellées en région parisienne et mises en examen à l’issue d’une enquête de plusieurs mois sur un vaste trafic de résine de cannabis entre la France et l’Espagne

Mickaël Bosredon
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Illustration d'une saisie de résine de cannabis.
Illustration d'une saisie de résine de cannabis. — Sébastien Ortola / 20 Minutes
  • Le parquet de Bordeaux révèle ce mercredi qu’un coup de filet contre un réseau d’importation de résine de cannabis vient d’être réalisé en région parisienne.
  • L’enquête était partie de Limoges en novembre 2021.
  • Cinq personnes ont été interpellées et mises en examen, et plus d’une tonne de résine de cannabis a été saisie.

C’est une opération d’envergure contre « des organisations criminelles structurées réalisant des importations de résine de cannabis depuis l’Espagne jusqu’en France » qui vient d’être réalisée, se félicite la procureure de la République de Bordeaux, Frédérique Porterie. Cinq personnes ont été interpellées en région parisienne, et mises en examen lundi par un magistrat bordelais, des chefs d’importation de stupéfiants en bande organisée, trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs. Elles ont toutes été placées en détention provisoire.

Ces interpellations font suite à la saisie, le 11 août dernier, d’une tonne et 47 kg de résine de cannabis en région parisienne, qui se trouvaient dans un camion en provenance de l’Espagne, et que les suspects s’apprêtaient à décharger avant de répartir la marchandise dans des véhicules de plus petite capacité.

Un « mercenaire » qui s’était « mis en relation avec des réseaux franciliens »

L’enquête avait démarré en novembre 2021, lorsque la police judiciaire de Limoges (Haute-Vienne) décidait de mettre sous surveillance un individu « connu de leurs services et réputé pour être spécialisé dans le convoyage de produits stupéfiants » rapporte la procureure de la République. Ce « mercenaire » s’était cette fois-ci « mis en relation avec des réseaux franciliens ». Face à l’importance du dossier, le parquet de la Jirs (Juridiction interrégionale spécialisée) de Bordeaux se saisissait de l’affaire.

Les enquêteurs arrivaient à démontrer rapidement que le Limougeaud « réalisait lui-même les transports, ou aidait au convoyage de produits stupéfiants depuis l’Espagne », en jouant le rôle de véhicule dit « ouvreur » au profit d’un poids lourd, à l’occasion de convois destinés à la région parisienne.

Un dispositif d’interpellation était ainsi mis en place le 11 août depuis l'Espagne et jusqu'en région parisienne, avec l’Ofast (Office anti-stupéfiants de la police judiciaire) et avec l’appui des Brigades de recherche et d’intervention (BRI) de Toulouse et Bordeaux. Le Limougeaud et un complice se trouvant dans le véhicule « ouvreur », étaient appréhendés lors de ce coup de filet.