Incendie en Gironde : Quelque 650 pompiers toujours mobilisés pour neutraliser les points chauds

INCENDIE Près de la moitié font partie du contingent européen déployé sur place dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’Union européenne

20 Minutes avec AFP
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Pompiers surveillant les points chauds après le deuxième grand incendie à Landiras (Gironde)
Pompiers surveillant les points chauds après le deuxième grand incendie à Landiras (Gironde) — Sdis 33

Le feu est fixé, mais pas éteint. Quelque 650 pompiers restent mobilisés ce mardi, pour neutraliser les nombreux points chauds qui continuent de se consumer sur le périmètre du vaste incendie de Landiras (Gironde). Celui-ci a ravagé 7.400 hectares de pins entre le 9 et 14 août, après un premier incendie qui s’était déclenché en juillet.

Sur l’ensemble des soldats du feu mobilisés, près de la moitié font partie du contingent européen déployé sur place dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’Union européenne, créé en 2001, selon les pompiers. Parmi eux, 146 « strażacy » polonais font forte impression par leur travail « très rigoureux » et leurs 21 véhicules déployés.


Sont aussi présents 141 « Feuerwehrleute » allemands et autrichiens et 77 « pompierii » roumains. Une vingtaine de pompiers polynésiens sont attendus ce mardi, bientôt rejoints par des pompiers de la Réunion et de Mayotte. Un renfort d’autant plus apprécié « pour fournir le maximum de travail de sécurisation », avant la hausse prévue des températures la semaine prochaine.

Eviter une nouvelle reprise de feu

« Notre mission désormais est d’éteindre les points chauds, de continuer le travail de lisière et de sécuriser les pistes pour éviter une nouvelle reprise du feu fixé, mais pas encore maîtrisé », a expliqué le lieutenant-colonel du Sdis de Gironde, Laurent Pham, précisant que le feu « continue de brûler sous terre, dans un sol tourbeux ».

La préfecture de la Gironde indique de son côté que la D110 sera interdite à la circulation dans les deux sens, sur la commune de Belin-Béliet, pendant toute la durée de l’intervention des secours, des forces de l’ordre et des agents du conseil départemental.

Le parquet écarte l’origine criminelle pour le moment

Concernant la reprise de ce feu le 9 août dernier, « aucun élément ne permet de pencher pour une origine criminelle », a par ailleurs indiqué mardi le parquet de Bordeaux. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait indiqué soupçonner un acte d’incendiaires pour ce même incendie car huit feux très rapprochés avaient démarré le matin.

La thèse criminelle est en revanche, elle, toujours privilégiée concernant les premiers départs du feu sur le secteur mi-juillet. Une information judiciaire a été ouverte au criminel des chefs de destruction par incendie.

Selon la procureure de la République Frédérique Porterie, trois autres enquêtes ont par ailleurs été ouvertes pour des feux « d’origine criminelle » qui se sont déclarés sur les communes de Soulac, Vensac et Blanquefort.