Education : Les surveillants obtiendront un CDI après six ans de travail précaire, annonce Pap Ndiaye

SECURITE DE L'EMPLOI Un décret a été publié ce jeudi fin de CDIser les assistants d'éducation après six ans

20 Minutes avec AFP
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Les surveillants seront à présent CDIsés après six années de travail en CDD. (PHOTO D'ILLUSTRATION)
Les surveillants seront à présent CDIsés après six années de travail en CDD. (PHOTO D'ILLUSTRATION) — FREDERICK FLORIN / AFP

Si vous êtes surveillant (aussi appelés assistants d’éducation), félicitations vous pourrez maintenant prétendre à un CDI… Si vous avez déjà six années de CDD au compteur. Le décret a été publié au Journal officiel ce jeudi, suite à des débats à l’Assemblée nationale sur une proposition du groupe socialiste.

Une partie des 60.000 assistants d’éducation (AED) de l’Hexagone est actuellement mobilisée dans un mouvement de grève. Toutefois, « le travail et l’engagement des assistants d’éducation sont désormais sécurisés », affirme le ministre de l’Education Pap Ndiaye sur Twitter ce jeudi.


Le temps partiel comptabilisé

Les surveillants « sont recrutés pour des contrats d’une durée maximale de trois ans, renouvelables dans la limite d’une période d’engagement totale de six ans. Lorsqu’un nouveau contrat est conclu avec une personne ayant exercé pendant six ans en qualité d’assistant d’éducation, ce contrat est à durée indéterminée », précise le décret.

Les établissements scolaires peuvent toutefois refuser de renouveler le contrat en CDI mais ils devront alors justifier leur décision. De plus, les six années d’exercice comptent même si le « pion » est à temps partiel.

Une avancée ou une déception ?

A l’origine, le texte d’initiative socialiste prévoyait une CDIsation immédiate des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) et des AED ainsi que la possibilité pour ces personnels de l’Education nationale de toucher une prime spécifique quand ils exercent dans des établissements scolaires de l’enseignement prioritaire. Lors des débats à l’Assemblée, la majorité a toutefois refusé ces propositions, leur préférant une possible CDIsation au bout de six ans pour les AED et trois pour les AESH.

Ce sont des « avancées, qui, mine de rien, sont importantes », a souligné la Modem Géraldine Bannier. « Nous n’avons pas à rougir », a abondé la marcheuse Jacqueline Dubois. « Il y a quelques avancées mais quelle déception », lui a opposé l’UDI Béatrice Descamps, soulignant la moyenne des rémunérations réelles des AESH plaçant ces personnels sous le seuil de pauvreté​ tandis que François Ruffin (LFI) faisait le réquisitoire de LREM, à coups d’amendements : « en quoi ce CDI a-t-il quelque chose d’inquiétant ? », a répété le député de la Somme.