Accident à Bergerac : Un « flash » suivi de trois explosions, selon Eurenco

ENQUETE Un phénomène de « flash » lumineux a été constaté juste avant la série de trois explosions qui a fait huit blessés le 3 août dernier sur le site Eurenco de Bergerac, explique la direction

20 Minutes avec AFP
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Intervention des pompiers après les explosions sur le site industriel Eurenco à Bergerac
Intervention des pompiers après les explosions sur le site industriel Eurenco à Bergerac — YOHAN BONNET / AFP

On commence à en savoir un peu plus, sur le déroulé des explosions qui se sont produites sur le site Manuco (Groupe Eurenco) de Bergerac (Dordogne) mercredi dernier, faisant huit blessés dont un grave. Tous sont désormais « hors de danger » et cinq sont déjà sortis de l’hôpital.

Un phénomène de « flash » lumineux a été constaté juste avant la série de trois explosions lors d’un « chantier d’assemblage de tuyauterie » sur ce site classé Seveso « seuil haut » produisant de la nitrocellulose, une substance explosive, a indiqué lundi la direction du groupe. « Le phénomène constaté est une sorte de flash lumineux qui ensuite a déclenché une première explosion, suivie d’un incendie et de deux autres explosions », a résumé le PDG d’Eurenco Thierry Francou.

Trois chantiers étaient en cours

Dans un nouveau point d’étape de son enquête interne, lundi, la direction précise que « trois chantiers étaient en cours dans la zone de raffinage de la nitrocellulose » au moment de l’accident. « Le premier concernait des travaux d’assemblage de tuyauterie sur une cuve, le deuxième la maintenance courante des raffineurs et le troisième concernait de la maintenance sur les installations électriques », a détaillé Eurenco dans un communiqué.

D’après « les premiers témoignages », « un flash se serait produit dans la zone du chantier d’assemblage tuyauterie où une opération de reconnexion d’une nouvelle conduite sur les installations existantes était menée ».

« Les causes de cette réaction restent à éclaircir » mais cette opération aurait déclenché « une première explosion dans la partie Nord du bâtiment entraînant ensuite un incendie et deux autres explosions », a expliqué Eurenco.

Plusieurs enquêtes ouvertes

Vendredi, le groupe indiquait qu’une opération de maintenance « serait à l’origine de l’accident », tout en avançant que « les fortes températures et surtout le très faible taux d’humidité », avaient « également pu jouer un rôle ». Le site était à l’arrêt au moment de l’accident, pour effectuer ces opérations.

Une enquête interne a été ouverte, en parallèle de deux autres procédures. L’une, judiciaire, a été ouverte par le parquet de Bergerac tandis qu’une enquête administrative est également conduite par le Bureau d’enquêtes et analyses sur les risques accidentels, créé en décembre 2020 après l’accident de Lubrizol à Rouen.