Hérault : Un ex-pompier volontaire écroué pour incendies volontaires

FEUX DE FORET L’homme âgé de 33 ans comparaîtra le 28 septembre devant le tribunal correctionnel de Béziers

20 Minutes avec AFP
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Zoom sur un casque de pompier (image d'illustration).
Zoom sur un casque de pompier (image d'illustration). — ANDREJ ISAKOVIC / AFP

Un ancien pompier volontaire, soupçonné d’être l’auteur de deux incendies début août dans l’Hérault, a été placé jeudi en détention provisoire, a annoncé samedi le procureur de la République de Béziers. Il encourt dix ans d’emprisonnement, a précisé le procureur Raphaël Balland.

Le 2 août, vers 19 heures, les services d’incendie et de secours de l’Hérault étaient intervenus sur un incendie de végétation dans la zone naturelle et agricole de Pezenas. Le feu, éteint en deux heures, s’était propagé sur 500 m2, sans causer de dégâts aux habitations. Les gendarmes de Pezenas étaient alors alertés sur la présence sur les lieux d’un individu au comportement suspect qui avait également été vu dans l’après-midi près d’un premier départ de feu, rapidement circonscrit par les pompiers.

Déjà condamné pour des faits de violences conjugales

Interpellé le jour des faits alors qu’il était alcoolisé, il finissait par reconnaître, après son dégrisement, être l’auteur de l’incendie de la soirée. Il contestait en revanche toute responsabilité dans le premier départ de feu et expliquait son geste par son alcoolisation, a précisé le parquet. Devant les gendarmes, il déclarait vivre à Villeurbanne (Rhône), avoir été pompier volontaire en Ardéche entre 2008 et 2011 et être venu dans l’Hérault avec sa compagne pour rendre visite à la famille de celle-ci.

L’homme, déjà condamné pour des faits de violences par conjoint, a été déféré le 4 août au parquet de Béziers. Fin juillet, déjà dans l’Hérault, un sapeur-forestier, également pompier volontaire, avait reconnu en garde à vue être l’auteur de plusieurs incendies expliquant ses actes par la poussée d’adrénaline qu’ils provoquaient et un besoin de « reconnaissance sociale ». 

Avec déjà plus de 47.000 hectares brûlés depuis le début de l’année, la France a connu dès juillet un record de surfaces incendiées, a annoncé vendredi le Système européen d’information sur les feux de forêt (EFFIS), qui tient des statistiques comparables depuis 2006.